| Ecrit par Frederic Guitton,
le 15-04-2008 23:00
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Hier, l’INSEE a annoncé une inflation de 3,2% en un an, soit la plus forte progression annuelle depuis 1991. Les consommateurs s’inquiètent mais le gouvernement reste optimiste 
En seulement un an, les prix dans l’alimentaire ont grimpé de 5% (photo AFP)
Les consommateurs l’avaient déjà remarqué, l’INSEE vient de leur confirmer. Selon le dernier rapport de l’Institut communiqué hier, les prix à la consommation en France ont augmenté de 3,2% en un an, soit la plus forte hausse depuis 1991. Les tarifs des produits alimentaires à eux seuls ont subi une augmentation d’environ 5%. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les douze derniers mois, les prix du lait et de la crème ont augmenté de 14,4%, les céréales de 7,8%, la viande et la volaille de 13,3%... Cette vertigineuse flambée des prix se traduit également devant la pompe, où le coût de l’essence a encore battu des records. Le cours des produits pétroliers a augmenté de 19,5% en un an et la semaine dernière, le prix du litre du gazole atteignait 1,29€. La facture est donc de plus en plus salée pour les ménages français alors qu'en parallèle, les salaires eux restent plats . La responsabilité a aussitôt été attribuée à l’envolée des cours des céréales et de l’énergie. Mais selon Jean-Denis Deweine, directeur de la centrale d’achats d’Auchan, les industriels en ont également profité pour augmenter leur marge. Le malheur des uns fait le bonheur des autres Face à cette inflation, le consommateur est le premier touché. En effet, avec un ticket de caisse qui s’alourdit, c’est le pouvoir d’achat des Français qui est menacé. La croissance 2008 est donc de nouveau revue à la baisse, à environ 1,4%, au grand désespoir du gouvernement qui misait sur 1,7 à 2%. Mais l’inflation pourrait peut-être faire le bonheur de l’Etat. La TVA étant proportionnelle aux prix, les recettes de cette taxe devraient augmenter. Elles permettraient ainsi d’alléger le déficit public. Hier, la ministre de l’Economie Christine Lagarde a une nouvelle fois fait preuve d’optimisme, en affirmant que l’inflation devrait se stabiliser voire légèrement diminuer dans la deuxième partie de l'année 2008. Mais le taux d’inflation reste capricieux, et le gouvernement avait jusqu’ici sous estimé sa progression. Frédéric GUITTON. (www.lepetitjournal.com) mercredi 16 avril 2008 En savoir plus : - LCI : L'inflation s'emballe, revalorisation du Smic en vue - Le Monde : L'inflation, douce à court terme, nocive sur la durée - Capital : Prix de l'alimentation : la flambée des matières premières n’explique pas tout
Le Smic augmentera de 2,3% le 1er mai Suite aux chiffres de l' inflation annuelle, le gouvernement a annoncé hier une revalorisation du Smic de 2,3% au 1er mai. Le Code du travail prévoit en effet que le salaire minimum soit indexé sur l’évolution des prix à la consommation. Si l’indice de l’inflation dépasse 2%, une augmentation du Smic intervient automatiquement dès le mois suivant, sans attendre la revalorisation habituelle du 1er juillet. Une telle mesure n’avait pas eu lieu depuis 1996. Plus de deux millions de salariés sont concernés. Sur environ 1.000 euros net pour un temps plein, le gain mensuel sera d’une vingtaine d’euros. F.G. (www.lepetitjournal.com) mercredi 16 avril 2008
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