| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 15-04-2008 23:00
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Jean-Pierre Raffarin a réclamé la démission de Ségolène Royal de la présidence du Poitou-Charentes. Cette requête fait suite à une condamnation judiciaire de l’ex candidate à la présidentielle. Du coup le temps est à la houle dans le Poitou C’est bien connu, le microcosme politique ressemble souvent à un ring de boxe. Ségolène Royal et Jean-Pierre Raffarin interprétent une pittoresque scène d’école, avec l’ex candidate à la présidentielle dans le rôle de l’élève grondée, et l’ancien Premier ministre dans celui du prof moralisateur. Ce dernier l’a ni plus ni moins invitée à démissionner de la présidence du Poitou-Charentes. Dans Le Parisien de lundi et sur BFM-TV, Raffarin a accusé Royal de "délinquance sociale", suite à la condamnation en appel de la socialiste, jeudi, à régler plusieurs mois de salaires impayés à deux ex-attachées parlementaires. La présidente du conseil régional de Poitou-Charentes devait subir auparavant une pique du porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre : "Avec Ségolène Royal, c'est travailler plus pour gagner rien du tout". Non contente de s’étonner de la rapidité avec laquelle l’UMP a pris connaissance du jugement, l’accusée a déclaré avoir fait l’objet de diffamation de la part de Raffarin. Celui-ci a en effet parlé de "licenciement abusif" -terme absent du verdict, jugeant cette pratique indigne "pour qui prétend exercer de hautes fonctions". Bianco à la rescousse Au sujet de cette affaire qui traîne depuis 1997, Jean-Louis Bianco s’est offusqué hier du brouhaha créé par Raffarin. Le député PS a estimé que son comportement ne correspondait pas à une personne visant la présidence du Sénat. L’ancien directeur de campagne de Royal a même conseillé à la majorité de balayer devant sa porte, évoquant par là les soupçons qui pèsent sur Patrick Balkany. Le maire de Levallois aurait utilisé l’argent public de la mairie pour les frais de mariage de sa fille… On n’en est pas encore là mais cette passe d’arme augure d’un temps orageux sur le Poitou-Charentes. Jean-Pierre Raffarin avait perdu le Conseil régional en 2004, à travers la défaite de sa successeuse Elisabeth Morin, face à Ségolène Royal. Les deux ennemis qui se cherchent une place sur le devant de la scène politique, comptent bien sur l’échéance de 2010 pour évincer l’autre. L'échange d'amabilités ne semble donc que commencer... Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mercredi 16 avril 2008 En savoir plus LCI.fr - PS : La réponse de Royal à Raffarin France-Info.com - Raffarin-Royal : la bataille du Poitou Communiqué de presse des élus de la majorité régionale de Poitou-Charentes
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