|
RENCONTRE - Un chef amoureux de son métier |
|
|
| Ecrit par LPJ Budapest,
le 13-05-2008 00:00
|
|
Alain Losbar préside aux fourneaux du Paris-Budapest Café, le restaurant du Sofitel qui offre une vue imprenable sur le Pont aux Chaînes et le Château. Il aime les défis et adore faire la cuisine. A sept ans déjà, ne trouvant pas les menus de la cantine à son goût, il obtiennait de sa mère la permission de pouvoir se préparer le repas de midi et s'essayait à faire des gâteaux
Après avoir travaillé en Espagne, en Asie et en Angleterre, le chef Alain Losbar exerce aujourd'hui ses talents de cuisinier en Hongrie (photo Alain Losbar)
Des règles strictes Pour lui, toujours impeccable dans son uniforme et sa toque immaculés, il s'agit de progresser sans cesse et donc ne pas s'endormir sur l'acquis, se méfier de la routine qui peut s'installer lors d'un trop long séjour, il juge que trois ans sont au moins nécessaires pour obtenir des résultats. Au Sofitel où ce nouveau poste qu'il occupe depuis bientôt un an le ravit, il a sous ses ordres une soixantaine de personnes par roulement, y compris des stagiaires qui viennent parfaire leurs connaissances au restaurant. Il a donc beaucoup de travail, car il n'y a pas que la cuisine, il faut également avoir l'œil sur tout et même guetter la réaction du client qui voit arriver sa commande ! Ceci est facilité ici par le fait que la cuisine se fait sous les yeux des clients ! Alain Losbar s'intéresse beaucoup à la cuisine hongroise et il ne manquera pas le moment venu de s'en inspirer pour ses créations comme il le fait actuellement avec bonheur en mariant diverses influences, asiatiques, indiennes, françaises, italiennes, espagnoles. Il pense aussi instaurer prochainement un brunch dominical qui serait plus original que ce que l'on est habitué à trouver couramment. Sa curiosité le pousse à apprendre le hongrois pour communiquer plus aisément. Nous ne pouvons que souhaiter bonne chance à ce jeune chef sympathique et talentueux. C. DEHALLE (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 13 mai 2008
Sa mère avait exercé la profession de cuisinière dans plusieurs institutions de Guadeloupe. Le chef Alain Losbar a de qui tenir… et quand on connaît la richesse et la couleur de la cuisine antillaise ! A 12 ans, il rejoint la métropole avec sa famille, n'a pas un goût particulier pour les études générales et décide ses parents à l'inscrire à l'école hôtelière de Bobigny, établissement privé très coté où il étudie pendant quatre ans. Puis il se lance dans la vie professionnelle, d'abord sur sa terre natale, puis en Espagne, en Asie et enfin à Londres au Novotel West end. Dans ce vaste ensemble de plus de 600 chambres, rendez-vous de tous les hommes d'affaires du monde entier et fleuron de la chaîne Accor, il a passé une dizaine d'années. Là, il a dû outre ses qualités professionnelles, faire preuve souvent de beaucoup de doigté. De nombreuses nationalités s'y côtoient et dans sa brigade il lui est arrivé d'avoir des Américains et des Irakiens et tout le monde était condamné à s'entendre.
|