| Ecrit par MV & JP,
le 15-04-2008 23:00
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Page 2 sur 2 Abdoulaye Fadiga : "Aucun boxeur ne peut gagner suffisamment d’argent en restant en France" À 23 ans, Abdoulaye Fadiga, champion de France et champion du monde, va s’attaquer au summum de la boxe thaï : le titre mondial WBC, le seul reconnu par les Thaïlandais Bien entouré, Abdoulaye Fadiga se lance à l'assaut du titre mondial WBC (photo DR)
LPJ : Quel est le niveau de la boxe thaï en France ? Abdoulaye Fadiga : On est dans le TOP 10. On a fini 6ème l’année dernière aux championnats du monde. Mais nous ne sommes pas présents dans toutes les catégories, au contraire de pays comme la Russie, la Turquie, la Hollande ou le Kazakhstan. Sinon, c’est en Thaïlande qu’on trouve les meilleurs boxeurs. Le problème est qu’ils ne reconnaissent que le titre de champion du monde WBC. Le reste n’a pas réellement de valeur pour eux. Un titre WBC que tu vas tenter de conquérir dans quelques semaines ! Je devrais combattre pour ce titre en juin. Je vais partir en Thaïlande un mois et demi avant pour m’habituer aux conditions. En face, j’aurai une machine ! Le top des boxeurs thaïlandais court au minimum 30 Km par jour, s’entraîne deux heures le matin, deux heures le soir ; et ça depuis tout jeune. Un boxeur français doit-il nécessairement partir à l‘étranger pour vivre de sa passion ? Déjà, pour moi, un boxeur ne peut être complet sans avoir été en Thaïlande. Ensuite, même si ça commence à bouger avec des matchs diffusés sur Canal+ et Eurosport, il n’y a pas assez de réunions en France. Aucun boxeur ne peut gagner suffisamment d’argent en restant ici. Comment vis-tu de la boxe thaï ? On est payé par des cachets : primes de matches et primes équipe de France. Il y a deux styles d’organisations : un championnat européen ou mondial avec l’équipe de France où 100 pays se retrouvent pour des matches à élimination directe ou des galas organisés par un promoteur. Là tu peux prendre 6.000€ contre 1.000€ pour un championnat. Comment les boxeurs thaïs sont-ils pris en charge ? On est en agrément Jeunesses et Sports, il y a donc un financement de l’État. Depuis qu’il n’y a plus qu’une seule fédération reconnue par l’État, tout va mieux. Avant chacun faisait avec ses propres moyens. Maintenant, on a régulièrement des stages en équipe de France dans les CREPS : Centres Régionaux d’Éducation Physique et Sportives. Il y a un sélectionneur, un entraîneur, et des préparateurs physiques. Il y a un vrai budget, ça arrange les choses. Propos recueillis par Jérémy PATRELLE. (www.lepetitjournal.com) mercredi 16 avril 2008
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