| Ecrit par MV & JP,
le 16-04-2008 00:00
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Page 1 sur 2 Encore peu pratiquée en France, la boxe thaï gagne peu à peu du terrain. Sa pratique est encouragée par la montée en puissance des sportifs tricolores, à l’image d’Abdoulaye Fadiga La boxe thaï, un sport de combat très exigeant (photo Abdoulaye Fadiga)
Poings, coudes, genoux, coups de pied, corps à corps : en boxe thaï, tout est permis ! Elle se différencie ainsi du taekwondo ou du judo par exemple. Luc Mensah, chargé de communication à la fédération, qualifie cette pratique de "mi art martial mi sport de combat". 15.000 licenciés se sont laissés séduire par "l’accessibilité et l’efficacité" de ce sport, à l’image d’Abdoulaye Fadiga, 23 ans (1m80, 71 kilos) qui a débuté dès son plus jeune âge. "J’ai commencé à 13 ans, à Nanterre. C’était plus pour se défouler. Quand on est petit, c’est super éducatif. On a des protections partout, on y va à fond", raconte-t-il. Ce que confirme en chiffres Luc Mensah : "Le gros des licenciés a entre 15 et 25 ans même s’il y a un étalement jusqu’à 50 ans." Mais tous n’auront peut-être pas la chance de connaître un destin à la Abdoulaye Fadiga, un des meilleurs représentants français de la boxe thaïlandaise. "Un bon boxeur en Thaïlande, c’est quelqu’un de respecté" Après avoir remporté plusieurs compétitions interclubs en Ile-de-France, Abdoulaye Fadiga a gravi petit à petit les échelons pour finalement passer pro à 17 ans et demi, après une ultime victoire en championnat de France semi-pro. En 55 combats (53 victoires, 1 nul et 1 défaite), il a obtenu sept titres de champion de France et un de champion du monde en 2007. Abdoulaye n’a pas hésité à aller s’entraîner en Thaïlande plusieurs mois, "chez le meilleur entraîneur. J’ai gagné tous mes combats car je n’avais rien d’autre à faire que m’entraîner. Le niveau là-bas n’a rien à voir." D’ailleurs, "les pensionnats d’apprentissage y sont légion" rapporte Luc Mensah. "Les gamins ont entre 7 et 12 ans, ils quittent les campagnes pour gagner des combats et rapporter de l’argent à leur famille. Ils étudient le matin et boxent l’après-midi." Car comme le souligne Abdoulaye Fadiga, "un bon boxeur en Thaïlande est quelqu’un de respecté, c’est un honneur." Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) mercredi 16 avril 2008
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