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CINE - "MR 73", c’est l’histoire d’un flic… Version imprimable Suggérer par mail
lundi 17 mars 2008

Après Gangsters et 36 Quai des Orfèvres, Olivier Marchal boucle la boucle avec MR 73. Dans ce film noir basé sur une enquête policière réelle. Daniel Auteuil, saisissant en flic à la dérive, est encore de la partie

Daniel Auteuil est comme un poisson dans l'eau, dans la peau d'un flic mal dans sa peau lui...

"Dieu est un fils de pute, et un jour je le tuerai". C’est par cette phrase choc que débute MR73, abréviation donnée au Manurhin, pistolet sorti en 1973, et pièce de collection aujourd’hui. A elle seule, cette phrase de Daniel Auteuil résume ce film sombre, dur et pesant.
De ce point de vue, le troisième opus d’Olivier Marchal est encore plus glauque que les deux premiers films de son triptyque, Gangsters ou 36 Quai des Orfèvres. Le réalisateur a mis l’accent sur la solitude et la désespérance. Pendant les trois quarts des deux heures du film, le spectateur est plongé dans un univers sombre, noir parfois, qui accompagne la descente aux enfers de Schneider alias Daniel Auteuil, un flic à la dérive au cœur de Marseille, rongé par la culpabilité et ses rapports conflictuels avec sa hiérarchie.
Alcoolique profond, dépressif, mal rasé, les cheveux gras, les petits yeux cachés derrière ses lunettes noires, l’acteur favori d’Oliver Marchal est un survivant qui erre tout au long du film. De son métier de flic, il ne garde que son instinct et sa soif de vérité qui vont le pousser à démêler une affaire criminelle particulièrement atroce. Au côté de Daniel Auteuil, le casting de MR 73 rappelle celui de 36. Catherine Marchal, la femme d’Olivier dans la vie, Francis Renaud ou Guy Lecluyse sont tous les trois au générique et jouent toujours aussi juste. La petite nouvelle Olivia Bonamy -alias Justine Maxence, fait une entrée remarquée pour ce rôle d’une orpheline qui vit avec la crainte de voir réapparaître celui qui a gâché sa vie. Blonde aux cheveux courts, ses grands yeux larmoyants de chien apeuré transmettent bien cette peur. Son personnage de victime se marie bien avec le rôle d’Auteuil, justicier sans limite, qui cherche à accomplir sa tâche par tous les moyens, son métier de flic tant bien que mal.

Un histoire vraie et vécue
MR 73 est d'autant plus profond qu'il met en question plusieurs notions : la rédemption, la récidive et le métier pesant de flic. Avant d’être cinéaste, Olivier Marchal a fait partie de la maison entre 1980 et 1992. La base de l’histoire du film, il l'a vécue. Ce meurtre horrible dont sont victimes les parents de Justine Maxence, le réalisateur y a lui même été confronté dans sa carrière. Dans le film, Justine, rescapée de cette tragédie apprend que le meutrier de ses parents va sortir de prison.
En parallèle, Schneider, un flic alcoolique à la dérive suite à un drame familial, en guerre avec sa hiérarchie et ses collègues, mène l’enquête sur une série de meurtres atroces dans Marseille. Les deux histoires se rejoignent pour former un bouquet final sanglant, l’histoire d’un flic, celle d’Olivier Marchal.
Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) mardi 18 mars 2008

MR 73, de Olivier Marchal, avec Daniel Auteuil, Olivia Bonamy, Catherine Marchal, Francis Renaud, Guy Lecluyse, Philippe Nahon... 2h04. Sorti en France le 12 mars.
Le site officiel du film

Hey Julia
Erick Zonca n'avait plus fait parler de lui depuis le succès critique et public de La Vie rêvée des anges (1999). Mais après les galères pour trouver le financement et un long travail d'écriture, Julia est une nouvelle pépite.
Julia pourrait juste être une femme séduisante, à qui tout devrait réussir, travail et amour. Oui mais Julia est alcoolique. Son mal être la foudroie lorsqu'elle se fait renvoyer et prend conscience de la vie de débauche qu'elle mène. L'enlèvement d'un enfant orchestré par sa propre mère et auquel elle participe, va paradoxalement lui faire prendre conscience de la direction qu'elle doit donner à son existence. Entre road movie, drame social et polar, Julia s'inscrit dans la famille des films qui font aimer le cinéma. Une histoire forte, des images splendides ressemblant à des peintures et, surtout, Tilda Swinton au sommet de son art dans le rôle titre ... Partez à la rencontre de Julia.
N.M. (LPJ - 18/03/08)
Julia
, de Erick Zonca. Avec Tilda Swinton, Saul Rubinek, Kate del Castillo, Aidan Gould... 2h20. Sorti en France le 12 mars. Bande annonce

 
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