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CINE - Edouard Baer, "un Cary Grant mâtiné d’un Michel Leeb" |
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| Ecrit par Marie Varnieu,
le 16-04-2008 00:00
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Deux Baer pour le prix d'un Un mois d'avril chargé pour Edouard Baer. L'acteur est à l'affiche de la nouvelle comédie de Tonie Marshall, Passe-passe, et dans l'inclassable film à sketchs de Samuel Benchetrit, J'ai toujours rêvé d'être un gangster
- "Passe-passe" et puis s'en va Un prestigitateur au chômage et en galère, prend en voiture une bourgeoise dont la situation n'est pas des plus favorables... Pourchassée par la DST, un ministre douteux et des Coréens patibulaires, suite à une vente d'armes pour laquelle elle a servi d'intermédaire, Nathalie Baye embarque ainsi un Edouard Baer trop heureux d'échapper à son quotidien. Sauf qu'il n'a pas idée de l'affaire dans laquelle il met les pieds. Si ce duo improbable fonctionne plutôt bien, l'affaire en question a dû mal à passionner. L'ennui guette quand le film se prend au sérieux, en décalage total avec les face-à-face détonnants du couple Baye-Baer. Lui confirme son statut de doux dingue à la folie contagieuse, elle prouve que le registre comique lui sied à ravir. Passe-passe, de Tonie Marshall. Avec Edouard Baer, Nathalie Baye, Guy Marchand, Maurice Bénichou, JoeyStarr, Bulle Ogier, Michel Vuillermoz… 1h33. Sortie en France aujourd’hui. Bande annonce
- C'est quoi un gangster en quatre sketchs Il émane de J'ai toujours rêvé d'être un gangster l'influence flagrante de Pulp Fiction de Tarantino. Plusieurs séquences sont liées par un dénominateur commun. Mais Samuel Benchetrit imprime brillamment sa propre marque à ce genre indéfinissable, en apportant une touche sociale voire humaine. Autour d'une cafétéria curieusement désertée, en bord de route nationale, des personnages hauts en couleur, bien que -superbement- filmés en noir et blanc revisitent le mythe du gangster. Entre le chômeur qui tente maladroitement de braquer les lieux, deux Belges hilarants qui se prennent pour des kidnappeurs, Arno et Bashung qui se disputent la paternité d'une chanson, et des gangsters plus proches de l'hospice que d'une banque, pas le temps de s'ennuyer ! Le film est à la fois jubilatoire, profond et émouvant, avec une fluidité quasi parfaite. Il fait également preuve d'originalité à travers des trouvailles visuelles pertinentes. Le casting détonnant vaut enfin à lui seul le déplacement. J'ai toujours rêvé d'être un gangster, de Samuel Benchetrit. Avec Anna Mouglalis, Edouard Baer, Jean Rochefort, Jean-Pierre Kalfon, Bouli Lanners, Serge Larivière, Laurent Terzieff... 1h48. Sorti en France le 26 mars. Fiche Allocine.com
Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mercredi 16 avril 2008
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