Lundi, 13 Février 2012
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CINE - Edouard Baer, "un Cary Grant mâtiné d’un Michel Leeb"
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Habituellement cantonné à des rôles de pitre, l’acteur Edouard Baer brouille les cartes en ce mois d’avril. Il est un loser cynique dans J’ai toujours rêvé d’être un gangster, mais revient à ses premières amours dans la comédie Passe-passe

Edouard Baer, le joker du cinéma français, semble à l'aise dans toutes les situations (© Warner Bros. France)

L'acteur du mois d’avril, c’est lui ! Edouard Baer squatte les écrans de cinéma. Habitué à évoluer dans un registre plutôt comique, le dandy est à l’affiche de J’ai toujours rêvé d’être un gangster, un film à sketchs teinté d’humour noir de Samuel Benchetrit. Son rôle à contre-emploi de braqueur minable, a été salué par la critique.
Quant à Passe-passe, de Tonie Marshall, l’ancien trublion de Nulle Part Ailleurs y oscille entre le registre sérieux quand il est confronté à la maladie d’Alzheimer de sa mère, et drôle lorsqu’il doit gérer les desiderata d’une Nathalie Baye très bourgeoise. Ce qui fait dire à la réalisatrice qu'"Edouard est un type double, très énigmatique. Il me fait penser à Cary Grant, qui peut être extrêmement drôle et en même temps très dangereux."Une comparaison qui gêne le discret Edouard, s’empressant d’ajouter : "Un Cary Grant mâtiné d’un Michel Leeb quand même !"

Isabelle Nanty, son mentor
Né dans les beaux quartiers parisiens le premier jour de décembre 66, Edouard Baer a toujours attiré l’attention par son côté décalé. Tout petit, le scribe Atis dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002) aime imiter le général de Gaulle et aller à l’Assemblée nationale pour écouter les discours. C’est donc logiquement qu’il est entré au cours Florent dès sa majorité, où il a été l’élève d’Isabelle Nanty, qu’il a retrouvée en tant que réalisatrice dans Le Bison (2002) et au théâtre dans Cravate Club (2001), une pièce pour laquelle Edouard Baer a obtenu le Molière de la révélation théâtrale.
Le présentateur de la 25e cérémonie des Césars, qui ne se départi jamais de son sourire lunaire, est également passé derrière la caméra (La Bostella, Akoibon). Mais sans succès jusqu’à présent… Prochainement à l’affiche du prochain film d’Eric et Ramzy, Seuls two, le jet-setteur parisien est bien plus à l’aise devant, où son humour subtilement déjanté à la Fabrice Luchini, mais aussi sa belle gueule, font des ravages.
Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) mercredi 16 avril 2008

Devenu culte, le monologue d’Edouard Baer dans "Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre"