|
En 2008 où on célèbre le 550e anniversaire du couronnement du roi Mathias Corvin et l'Année de la Renaissance, le musée des Beaux-arts de Budapest présente 200 œuvres qui exaltent le rayonnement des Médicis à Florence et en Europe Désormais, le visiteur n'ignorera plus rien de cette famille de marchands florentins, médecins à l'origine, devenue l'une des plus riches et des plus influentes d'Italie, particulièrement durant la Renaissance. Banquiers et européens avant l'heure, ils ont ouvert, depuis Florence, des filiales à Venise, Rome, Naples, Milan, Pise, Genève, Lyon, Avignon, Bruges et Londres. La famille, dont la renommée commence vraiment en 1434 et se poursuit jusqu'en 1737, règne presque sans interruption sur Florence. Elle a donné deux papes à la Chrétienté, Léon X pape de 1513 à 1521et son cousin Clément VII, pape de 1523 à 1534. Deux reines de France en sont également issues, Catherine de Médicis, fille de Laurent II de Médicis et Marie de Médicis fille de François Ier grand-duc de Toscane. La première épouse Henri II, à la mort du roi et de son fils aîné François II, puis en 1560, elle devient régente pendant la minorité de son second fils Charles IX. Quant à la seconde, Marie, elle épouse le 16 décembre 1600 Henri IV, et à la mort de ce dernier en 1610, elle exerce la régence pour son fils Louis XIII. Un très bel itinéraire historico-artistique L'histoire familiale est retracée au long d'un parcours fort agréablement présenté et expliqué. De nombreux portraits sont issus des collections des musées de Florence. Ces peintures illustrent la vie quotidienne dans la Florence du Quattrocento et du Cinquecento, avec Fra Angelico, Domenico Ghirlandaio, Filippino Lippi, Sandro Botticelli, Andrea Mantegna, Agnolo Bronzino ou Giorgio Vasari. Des maquettes de plusieurs bâtiments florentins sont également exposées, costumes, armures, mobilier, sculptures de marbre, bronze et terracotta, de Ghiberti, Donatello, Verrocchio, Luca della Robbia et Benvenuto Cellini mais aussi des objets d'orfèvrerie, de céramique ou de verre. Toutes ces pièces nous permettent d'apprécier la riche production artistique et le mécénat, artistique et scientifique, exercé par les Médicis, principalement par Laurent Ier dit le Magnifique au cours de la seconde moitié du XVe. Il y a même quelques pièces rares venues d'Afrique et d'Asie qui prouvent l'éclectisme de la famille. N'y manquent pas non plus les allusions aux deux personnalités qui ont fortement marqué l'époque : le dominicain Savonarole et le théoricien de la politique Machiavel. Ne quittez pas le musée sans avoir fait un détour par le sous-sol et vous être longuement attardé dans la salle qui présente très clairement, les 80 dessins venus de la collection de dessins français du musée du Louvre. Y sont évoqués deux cent ans de cette collection commencée au XVIIe siècle avec notamment. Poussin, Watteau, Boucher ou David. La librairie qui a été entièrement transformée et offre un choix élargi, mérite aussi qu'on s'y arrête un instant. Colette DEHALLE. (www.lepetitjournal.com - Budapest) vendredi 11 avril 2008 Musée des Beaux-arts de Budapest Du mardi au dimanche de 10 à 18h L'âge d'or des Médicis - La vie et l'art dans la Florence de la renaissance Jusqu'au 18 mai De Poussin à David : dessins des maîtres français, provenant de la collection du Louvre Jusqu'au 12 mai |