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LE BILLET DE BLANCHE BAUDOUIN - Rouleaux de printemps |
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| Ecrit par Blanche Baudouin,
le 08-04-2008 23:00
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Le passage de la flamme olympique à Paris a semé sur son parcours humour et amour. Blanche retient surtout combien le sport peut donner un savoureux élan à toute une ville
Devant l’Assemblée nationale le 8 avril, les députés s’en donnent à cœur joie pour montrer qu’ils appartiennent à la clique du Dalaï Lama (photo AFP) On ne remerciera jamais assez le comité olympique d’avoir choisi la Chine comme destination 2008. Grâce à lui en effet, on sort d’un apathique automne/hiver où il n’était plus question que de la vie amoureuse d’un tressautant chef de l'Etat. Aujourd’hui grâce aux JO, la France -que dis-je, le monde entier ! - retrouve les joues roses de l’impatience fébrile. On s’enthousiasme aussi bien à l’idée de voir passer une flamme qu’à celle de la voir s’éteindre. A Londres, Paris ou San Francisco, on crie de joie au passage des athlètes ou des forces de l’ordre elles aussi au pas de charge. Il y a bien longtemps qu’on ne s’était autant amusé. Tant de folle ambiance est un vrai dopage contre la morosité. Il fallait voir Robert Ménard de Reporters sans frontières, si fier d’avoir escaladé en pleine nuit la façade de Notre Dame de Paris pour y poser son affiche aux fameuses menottes -caricaturant les anneaux olympiques. Il était content comme tout, Bébert d’avoir eu si peur même sans avoir croisé Quasimodo.
L'important est de participer mais l'essentiel est de gagner Les députés eux aussi semblaient absolument ravis. Ils avaient sorti leur écharpe tricolore pour poser de toute leur audace dans les jardins de l’Assemblée derrière une banderole et donner de la voix au son d’un très bon enfant "Liberté pour le Tibet". Franchement ça rigolait bien lundi, dans les rues de la capitale française. A tel point que s’il était un minimum réactif, le comité olympique pourrait imaginer de nouvelles disciplines. Je suis certaine par exemple qu’ouvrir la compétition à des épreuves d’arrachage de drapeaux tibétains ou de lancer de talon en pleine face de journalistes donnerait aux Olympiades un sens autrement contemporain. Les autorités chinoises manifestent en effet un vrai sens de la fête, il serait dommage de ne pas en profiter au maximum : plus vite, plus haut, plus fort ! Blanche BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com) mercredi 9 avril 2008
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