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FOOT - Carton rouge contre les hommes en noir |
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| Ecrit par Benoit Soilly,
le 08-04-2008 23:00
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En cette fin de saison tendue, les arbitres de Ligue 1 sont dans la tourmente. La 31e journée et la finale de la Coupe de la Ligue ont fait déborder le vase des entraîneurs mécontents. Pourtant, la vidéo n’est toujours pas d’actualité
Carton jaune ! Les arbitres se sont offusqués vendredi des attaques dont ils sont la cible (photo AFP)
Samedi 29 mars, environ 22h30, Peguy Luyindula, attaquant du PSG, est accroché dans la surface par un défenseur lensois en finale de la Coupe de la Ligue. M. Duhamel désigne le point de penalty à l’ultime minute de jeu. Paris marque et gagne, les Lensois sont à terre. Problème : cette action n’aurait jamais dû avoir lieu puisqu’un corner nordiste n’avait pas été signalé juste auparavant. Ce fait de jeu montre bien l’importance des décisions de l’homme en noir sur le cours d’une rencontre. Dans la foulée de cette finale, la 31e journée de championnat a vu pas moins de 9 fautes d’arbitrage conséquentes dont plusieurs lors de Bordeaux-Nancy. M. Poulat, arbitre de la rencontre a notamment sifflé un penalty, abusé par Johan Micoud, auteur d’une prise de judo sur un Nancéen pour arriver à ses fins. Pire encore, le journal L’Équipe a dénombré pas moins de 85 fautes d’arbitrage depuis le début de la saison. A l’heure où les points sont chers et où plusieurs équipes luttent pour ne pas descendre en Ligue 2, le rôle de l’arbitre devient de plus en plus central et sujet à controverse. A tord ou à raison, certains entraîneurs leur incombent des défaites injustes, des expulsions imméritées, qui jouent sur le cours du championnat. Même si l’erreur est humaine et les arbitres pas seuls responsables de la situation, les faits sont là. Il y a bien un sérieux problème d’arbitrage en France. Jugés arrogants, hautains par certains coachs, les hommes au sifflet ne s’excusent que trop rarement de leurs erreurs, même après des séances vidéo ultérieures aux matches. L’UEFA s’en est rendu compte le 19 décembre dernier en infligeant un sérieux revers aux arbitres français. Aucun d’entre eux n’a été sélectionné pour jouer du sifflet cet été, lors de l’Euro 2008 ; une première depuis 1974.
Toujours pas de vidéo Les footballeurs comparent souvent les arbitres de rugby à ceux du football. Mais les passionnés du ballon ovale ont un atout de plus dans leur manche : la vidéo. En cas d’essai litigieux, un simple signe de l’arbitre central permet à un de ses collègues, posté devant son écran de télévision, d’accorder ou non l’essai. Et 9 fois sur 10, ça marche ! La vidéo permet d’enlever du poids sur les épaules de l’homme en noir lors de décisions importantes. Problème, l’International Football Association Board s’est dit contre toute nouvelle expérience technologique "jusqu’à nouvel ordre". C’est pourtant le seul point sur lequel joueurs, arbitres et entraîneurs sont d’accord. Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) mercredi 9 avril 2008
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