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DIPLOMATIE - Cristina Kirchner à Paris |
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mardi 08 avril 2008 |
La présidente de l'Argentine est rentrée d'un voyage de deux
jours à Paris. Elle déjeunait hier midi avec Nicolas Sarkozy. Au menu:
la situation d'Ingrid Bétancourt et les relations économiques entre la
France et l'Argentine

(N. Sarkozy et C. Kirchner devant l'Elysée / Presidencia de la Argentina) Une visite de Sarkozy, début 2009, en Argentine. Le déjeuner de Cristina Kirchner et de Nicolas Sarkozy, qui s'est tenu hier au palais de l’Elysée, s’est soldé par l’annonce d’un futur voyage du président français. Celui-ci serait programmé un peu moins d’un an après celui de son premier ministre François Fillon en décembre dernier. "Ce déjeuner a été magnifique, a commenté la présidente aux journalistes présents sur le perron du palais prédidentiel, c’est pour nous une grande fierté et une opportunité de relancer cette magnifique relation qu’entretiennent historiquement la France et l’Argentine".
Ingrid Bétancourt Ainsi, pendant près d’une heure, les deux chefs d’Etat ont discuté des relations économiques franco-argentines et de la situation des otages en Colombie, notamment d'Ingrid Bétancourt. Cristina Kirchner avait, la veille, participé à la marche blanche organisée par le comité de soutien d’Ingrid Bétancourt, aux côtés de Bernard Kouchner et de Carla Bruni-Sarkozy. La présidence argentine est très impliquée dans le processus de libération de l’otage. En effet, l’Argentine a impulsé, en décembre, une coalition des pays latino-américains autour de la libération de l’otage tandis que Nestór Kirchner avait participé, en compagnie d’Hugo Chávez, au raid visant à libérer Clara Rojas. Il était rentré bredouille. Selon le ministre de la justice argentin, Jorge Taina, qui fait partie du voyage : "Le président Sarkozy a détaché le rôle de Kirchner auprès d’Hugo Chávez, que tous deux considèrent comme un personnage central de la libération de l’otage". Et pour renforcer la communication entre les deux parties, un mécanisme de dialogue, coordonné par les chanceliers, va être créé pour permettre une communication à tout instant.
Pas de nouvelles du Club de Paris Alors que le ministre de l’économie Martín Lousteau faisait savoir, dimanche, depuis les Etats-Unis, que la dette du Club de Paris allait être l’un des axes de la conversation entre les deux chefs d’Etat, Jorge Taina a , lui, précisé que le sujet n’avait pas été évoqué au cours du déjeuner. Ce qui n’a pas empêché les deux responsables de discuter de l'approfondissement de leurs relations économiques. M. Sarkozy et Mme Kirchner ont cité en exemple l'attribution à un consortium emmené par le groupe français Alstom du marché de la construction de la première ligne TGV du continent américain entre Buenos Aires, Rosario et Cordoba. Le montage financier de l’opération, rendu difficile, par la créance de l’Argentine au Club de Paris, a été signé in-extremis vendredi par le ministre de l’économie. Le contrat devrait être signé dans dix jours et les travaux démarreront dans huit à neuf mois. Sarkozy posera peut-être le premier rail. Caroline BEHAGUE. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) mardi 8 avril 2008
La présidente Cristina Kirchner a, en compagnie de Bertrand Delanoë, d’Estela de Carlotto, présidente de l’association Abuelas et de Marta Vasquez de Madres de Plaza de Mayo inaugurait la place des Madres de Plaza de Mayo sur les bords de la seine à côté du Pont Mirabeau.
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