| Ecrit par BUDAPEST,
le 08-04-2008 00:00
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Le président-directeur général de l'Agence des Recherches Financières (ARF - Pénzügykutató) Laszló Lengyel ne s'attend plus à une relance de l'économie avec la fin de la coalition socialo-libérale
Le chef de file du Fidesz, Viktor Orban qui par l'organisation de son referendum a mis à mal le gouvernement(photo LPJ) Les pronostics économiques devront tous être réévalués pour l'année 2008 par les agences de développement macroéconomique après la décision prise tout récemment par le Parti des Démocrates Libres (SzDSz) de sortir de la coalition avec le Parti Socialiste. Maria Zita Petschnig collaboratrice de l'ARF, a expliqué que ces risques politiques n'avaient pas pu être pris en compte à leur juste valeur lors de l'établissement des prévisions économiques pour l'année en cours. Les agences de développement macroéconomique sont d'accord sur le point que l'économie hongroise ne sortira pas du tunnel avant une longue période. Déjà le taux de développement du PIB hongrois de 1,3% pour l'an dernier indiquait que l'économie hongroise ne tournait pas rond. Cependant le Premier ministre Ferenc Gyurcsány a encore réussi à persuader les sceptiques que les réformes entamées par la coalition socialo-libérale dans de nombreux domaines de l'économie, devaient permettre la réalisation d'un développement de 2,3% en 2008. Les réformes dans le domaine de la Santé et de l'Education stoppées net par le référendum national à l'initiative du Parti des Jeunes Démocrates (Fidesz) a fait éclater la coalition socialo-libérale. Ainsi le Parti Socialiste (PSz) devra gouverner en minorité, ceci étant vraisemblablement toujours en accord avec le SzDSz, même si ce dernier n'approuve pas nombre de sujets des réformes socialistes, par exemple la participation étrangère dans les caisses de maladies. Conséquences… Cette crise politique certes ne favorise pas le développement économique hongrois et il est à craindre que les investissements directs étrangers vont aussi diminuer cette année, même si le déficit budgétaire a été réduit à 5,5% du PIB l'an dernier. Selon les pronostics politiques, le Parti Socialiste devrait pouvoir gouverner en minorité si le SzDSz n'éclate pas lors de leurs prochaines élections qui doivent être refaites pour cause de fausses candidatures. Pendant ce temps, la Banque Nationale de Hongrie a augmenté ses taux d'intérêts directeurs de 7,5% à 8%, mesure fortement critiquée par la maison Merrill Lynch de Londres. La perte de crédibilité de l'ensemble de l'élite politique, gauche et droite confondues, cause des ravages sur l'ensemble de l'économie hongroise et je laisse le soin à nos lecteurs de deviner quels seront les véritables perdants de ces batailles politiques ! Peter Praczki. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 8 avril 2008
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