| Ecrit par Sara Fredaigue,
le 08-04-2008 23:00
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Luc Bonnard a 28 ans et vit depuis 7 ans en Italie. Urbaniste et chargé de mission "Europe" auprès du Conseil Régional du Latium, il se présente aux municipales dans la liste de Francesco Rutelli "Under 30". Rencontre. Luc Bonnard se présente pour la première fois à la mairie de Rome (photo : Simona De Quattro)
Vous briguez pour la première fois un mandat à la municipalité ? Quelles en sont les raisons ? Je suis militant au parti socialiste français depuis 3 ans. Or, c’est toujours frustrant de parler politique et de ne jamais pouvoir agir concrètement. Par ailleurs, du fait des doubles élections (législatives et municipales), je trouve que c’est très motivant de pouvoir se mêler au centre gauche. Enfin, je souhaite casser l’image du français arrogant et nationaliste en montrant mon réel désir d’intégration. Quel est la spécificité de la liste under 30 de Rutelli ? Cette liste s’inscrit dans le mouvement du parti démocrate qui veut changer la politique italienne en se positionnant contre l’oligarchie. C’est une liste alternative composée de jeunes autour de 30 ans. Nous ne sommes pas membres d’un parti en particulier. C’est une façon pour Rutelli de promouvoir les aspects les plus innovants de son programme. Nos propositions, telles que l’extension des zones Wi-Fi et l’ouverture des métros la nuit, concernent les jeunes. Nous souhaitons les toucher pour éviter leur abstention. Pensez-vous que votre culture française puisse être une valeur ajoutée pour une liste italienne ? Les Français sont plus organisés au niveau des services publics. C’est un savoir-faire que je peux proposer. En tant que socialiste, je porte également en moi la grande histoire de ce parti. Enfin, dans une ville composée d’un grand nombre de résidents étrangers, il me semble opportun d’être présents au sein du conseil municipal. Je peux exprimer peut être une sensibilité plus grande à leurs préoccupations. Vous vous présentez dans le 9ème arrondissement et à la Mairie centrale, quelles sont les dossiers prioritaires ? Le transport et la construction des lignes de métro. Cela pourrait débloquer bien des problèmes à Rome et lui donner enfin une image de métropole. C’est un travail sur une quinzaine d’années mais on ne peut repousser ce problème indéfiniment. Il faut également veiller à une intégration plus forte entre la Rome touristique et la Rome des romains. Nous devons créer une mixité sociale en construisant des HLM dans le centre. Que comptez vous faire en faveur des familles ? Nos propositions concernent plus les jeunes couples et l’accès à l’acquisition de son premier logement. Nous voulons instituer un fond patrimonial à gestion municipale. Il serait alimenté par une taxe perçue auprès des constructeurs des zones constructibles à très grand rendement (type zone Leonardo). Nous souhaitons également augmenter le nombre d’HLMs et de résidences universitaires. Propos recueillis par Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome) mercredi 9 avril 2008.
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