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SANTE - Le Brésil à la pointe de la technologie, de la compétence et du bien-être |
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mardi 01 avril 2008 |
Contrairement à l’image qu’en ont beaucoup d’Européens, les compétences et technologies médicales au Brésil sont bien souvent parmi les meilleures du monde. Comme aux États-Unis, la qualité des soins est proportionnelle à leur coût, mais si le système de sécurité sociale souffre de défauts, il permet à tous d’être soignés
Chambre à l'hopital São Luiz, considéré comme le meilleur de la ville pour sa maternité (Datafolha 2007) Photos www.saoluiz.com.br
La chirurgie esthétique n’est pas le seul domaine médical dans lequel le Brésil excelle. En effet, les hôpitaux privés brésiliens sont dotés des meilleures technologies au monde et des médecins les plus compétents. Ils sont souvent parmi les premiers à s’équiper des appareils les plus modernes et performants, souvent même avant qu’ils ne soient diffusées en France. Et leur personnel dispose d’une solide formation, complétée régulièrement pour maîtriser toutes les dernières avancées de la médecine. L’hospital Albert Einstein, à São Paulo est d’ailleurs considéré comme le meilleur d’Amérique Latine et l’un des meilleurs au monde. Il reçoit régulièrement des stars d'horizons divers pour bénéficier de la qualité des soins qu’il dispense. Si compétences et technologie sont bien présentes au Brésil, il est vrai que ces hôpitaux privés ne sont malheureusement accessibles qu’aux 25 % de la population qui disposent d’une mutuelle privée (50 % à São Paulo). Néanmoins, la sécurité sociale (Sistema Único de Saúde) existe, et bien que le système ne soit pas parfait, il est relativement efficace et permet à tous d’être soignés dans les établissements publics.
Rapport humain : le médecin à l’écoute du patient L’approche du médecin est différente, ici, par rapport à ce que l'on peut connaître en France. Tout d’abord, la dimension humaine est très présente. Le patient est toujours associé à toutes les démarches du médecin, et son bien-être ainsi que l’apaisement de la douleur importent autant que sa guérison. Quels que soient les examens qu’il réalise, le traitement qu’il préconise, ou la maladie soignée, le médecin prend toujours le temps de tout expliquer en détail à son patient, qui est ainsi rassuré car il comprend ce qui se passe. Le médecin n’hésite pas à demander au patient de l’appeler quelques jours après pour lui confirmer la guérison. Pour chaque situation, il n’existe rarement qu’un seul remède, et une autre différence avec la France est que le médecin ne prend pas seul la décision. Toujours dans une logique d’association du patient à sa démarche, il explique et propose les différents traitements possibles, leurs avantages, leurs inconvénients et… leurs coûts. C’est ainsi le patient qui choisit le traitement qui lui convient le mieux. Pour prendre un exemple représentatif parmi tant d’autres, il existe au Brésil un contraceptif qui remplace la pilule, sous forme d’un implant dont les avantages sont nombreux. En France, ce procédé est très peu répandu à cause de ses effets secondaires. La différence est qu’au Brésil, chaque implant est dosé individuellement après réalisation d’une batterie de tests, alors qu’en France, il n’existe que 2 dosages standards qui ne conviennent qu'à une minorité. Enfin, le médecin ne fait jamais l’économie d’examens pour confirmer son diagnostic. Même si la capacité des médecins français à réaliser un diagnostic avéré est impressionnante, il leur arrive de commettre des erreurs qui auraient pu être évitées avec des examens complémentaires qui sont systématiquement réalisés au Brésil. Laurent GUERINAUD. (www.lepetitjournal.com - São Paulo) mercredi 2 avril 2008 |