| Ecrit par BUDAPEST,
le 02-04-2008 00:00
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Le Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany a demandé samedi, le départ de son ministre de la Santé, la libérale Agnes Horvath, après l'échec de la coalition gouvernementale lors du référendum du 9 mars sur les réformes du système d'assurance-maladie
Les socialistes avec F. Gyurcsany à leur tête, désormais minoritaires au parlement (photo AFP) Depuis samedi, le Landerneau politique hongrois ne bruit plus que de cela. Le remerciement du ministre libéral de la Santé, tenu pour responsable de l'échec du référendum, organisé à l'initiative de l'opposition conservatrice, le 9 mars est désormais acquis depuis lundi. Le Premier ministre contraint d'annoncer le retrait de ses premières réformes a trouvé son bouc émissaire. "Il faut se rendre compte que le soutien de la société pour la politique des réformes a considérablement diminué. Nous devons trouver de nouvelles solutions et un nouveau ministre avec qui ces solutions seront plus crédibles", a annoncé F. Gyurcsany dans un discours, fort applaudi, lors de la conférence de son parti, rassemblant près de 2 500 militants. De leur côté et dans un premier temps, les libéraux (SZDSZ) ont salué "l'excellent travail" du ministre de la Santé. Mais Ils ont surtout dénoncé "l'annonce unilatérale et sans consultation" de son départ faite par le chef du gouvernement. Le SZDSZ a menacé à plusieurs reprises de quitter la coalition si les socialistes ne poursuivaient pas les réformes envisagées pour réduire les dépenses publiques. Alors que de son côté, Ferenc Gyurcsany déclarait encore que "l'accord de coalition n'est pas inscrit dans la pierre (...) et je pense qu'après deux ans, il est nécessaire de le retravailler, la coalition n'est pas un jeu, la coalition ne peut faire l'objet de chantage. " Léger couac au Szdsz Depuis lundi matin, c'est chose faite. Les libéraux remontés par les déclarations des socialistes ont annoncé la fin de la coalition qui durait depuis le printemps 2006. Au sein du gouvernement, les libéraux étaient à la tête des ministères de l'Environnement, de l'Economie, de la Santé et différents secrétariats d'Etat. Toutefois, le ministre de l'Environnement a précisé que de son côté, il attendait le 30 avril prochain pour donner sa lettre de démission. Depuis quelques temps, en effet, la rumeur court au sein du Szdsz et les relations entre le chef de file Koka et Fodor, l'actuel ministre de l'Environnement sont au plus mal. Désormais, les socialistes sont minoritaires au Parlement et déjà le parti de l'opposition de droite, le Fidesz, sous la houlette de son représentant Viktor Orban a demandé des élections anticipées. Le Fidesz et le MDF continuent à demander la démission du Premier ministre, mais celui-ci persiste dans sa volonté de mise en place des réformes. Cécile VRAIN. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mercredi 2 avril 2008
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