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POLITIQUE - Où sont les femmes? |
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| Ecrit par Jean-Pierre Sovannavong,
le 01-04-2008 23:00
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En mars dernier, le Premier ministre déclarait vouloir augmenter le nombre de femmes au sein de son administration. Car le monde politique, comme l’administration, reste un domaine majoritairement masculin au Cambodge. Une situation qui risque de perdurer
" Des femmes doivent être promues au poste de vice-gouverneur dans chaque province " déclarait il y a quelques semaines le Premier ministre Hun Sen, enjoignant son ministre de l’Intérieur Sar Kheng de procéder rapidement à ces nominations. Une telle décision pourrait entraîner quelques changements à l’échelon provincial, mais force est de constater que les femmes sont peu nombreuses au Cambodge à oser s’engager dans le combat politique. Les choses ont certes évolué, durant le premier mandat de l’après restauration, le portefeuille aux affaires féminines était occupé par un homme. Une situation cocasse mais qui ne détonnait pas au sein d’un gouvernement exclusivement masculin. Depuis 1998, le portefeuille, toujours sous le contrôle du Funcinpec, a été successivement occupé par Mu Sochua et Ing Khantaphavi, deux cambodgiennes formées à l’étranger. De son côté Hun Sen a nommé pour ce mandat la députée Men Sam An ministre en charge des relations avec le parlement. Les femmes sont certes nombreuses à avoir rejoint l’administration comme secrétaire d’état ou sous-secrétaire d’état en début de mandat, mais cela est surtout du à l’inflation, très commentée, du nombre de membres du gouvernement. " Si le gouvernement devait revenir à une taille normale " estime un observateur, " nul doute que les femmes en seraient les premières victimes ".
14% des femmes élues aux dernières élections communales Les dernières élections communales ont permis d’envoyer quelques 1.600 femmes siéger au sein des conseils communaux. La situation n’est guère plus satisfaisante au sein de l’Assemblée nationale, 19%, ou du Sénat, 15%. Lors du dernier scrutin législatif, en 2003, le PPC avait placé une femme en tête de liste dans une seule des 24 provinces que compte le Royaume, le FUN et le PSR en comptaient deux chacun. Les prochaines élections devraient-elles changer la donne ? La décision du FUN de nommer la Princesse Norodom Arunrasmy comme candidate officielle du parti au poste de premier ministre ne devrait guère porter à conséquence, tant les chances du parti monarchiste de peser sur le prochain scrutin sont limitées. Les listes des candidats des autres partis ne sont pas encore officielles, mais nul doute que la prochaine assemblée, et à sa suite, le prochain gouvernement, ne devraient guère se féminiser. Jean-Pierre SOVANNAVONG. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) mercredi 2 avril 2008
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