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Tous les derniers lundis du mois, Dimitri Weiler, conseiller financier de la communauté française au Chili, nous offre un éclairage sur l’un des aspects de la gestion de notre patrimoine. Ce mois-ci : les soubresauts de la Bourse
Risque d'une récession aux Etats-Unis, difficultés du système bancaire américain, gravement touché par la crise de l'immobilier, endettement des ménages américains qui entraîne une baisse de la consommation, la conjoncture fait craindre un effet de contagion sur le reste du monde. En effet : l'Amérique et l'Europe, dans une moindre mesure, constituent l’essentiel des débouchés des grands pays nouvellement industrialisés. Ajoutez à cela, l'envolée du prix des matières premières ces dernières années, qui induit une inflation au niveau mondial. Mais, fort heureusement, d’autres facteurs positifs pourraient permettre une sortie de crise à moyen terme. Les autorités monétaires américaines ont baissé drastiquement les taux du marché monétaire, afin de permettre aux banques d’obtenir des financements à bas prix et ainsi réenclencher progressivement la distribution de crédits à l'économie aujourd'hui ralentie.
Baisse taux d'intérêt Ce ralentissement, au niveau mondial, va entrainer une moindre consommation de matières premières. Ainsi, selon toute vraisemblance l'inflation devrait se stabiliser, voire régresser durant les prochains mois, comme le démontre la baisse du prix des matières premières entamé depuis quelques semaines. La Reserve Fédérale et, dans un second temps, la Banque Centrale Européenne devraient baisser de nouveau leurs taux d’intérêt, en parallèle des mesures budgétaires fiscales en faveur des ménages et des entreprises pourraient être prises afin de soutenir l’activité. Pour l’instant, les nouvelles négatives vont continuer à tomber et des replis sensibles sont à prévoir, mais les acteurs des marchés vont anticiper un retour à un cycle long de croissance soutenue de l'économie mondiale. Ainsi, les indices se rétabliront avant la conjoncture économique.
Bien cibler Par prudence, il est préférable de sélectionner les secteurs les plus prisés par les Fonds dit souverains, c'est-à-dire détenus par les Etats, qui investissent leurs liquidités provenant des exportations de matières premières. A titre d’exemple, les secteurs de la distribution et de la production électrique, de la distribution gazière, de l'eau et le traitement des déchets présentent des opportunités d’investissement. D’une manière générale, les grandes valeurs profiteront les premières du rebond, ce sont donc celles sur lesquelles il faut concentrer les investissements. Propos recueillis auprès de Dimitri WEILER, Consultant EQUANCE (www.lepetitjournal.com - Santiago ) lundi 31 mars dweiler@groupe-equance.com
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