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CINEMA - Jaoui et la maison d’après |
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| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 17-10-2005 22:00
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La Maison de Nina de Richard Dembo s’intéresse à la période peu traitée de l’immédiate après-guerre, à travers l’histoire d’une maison d’accueil pour des enfants et des adolescents juifs. Un film sobre sur la reconstruction de soi après l’horreur
Agnès Jaoui, dirige une Maison de l’espoir
Les films qui parlent de la Seconde Guerre mondiale et du sort des juifs, pas aussi nombreux qu’on veut le croire, soulèvent toujours différentes questions : montrer ou ne pas montrer ? archives ou reconstitutions ? témoignages ou fictions ? Avec La Maison de Nina, Richard Dembo a choisi la voie, la plus souvent empruntée, du film classique basé sur des faits documentés. Tout l’intérêt de son travail réside dans la période traitée, c’est-à-dire le retour à la vie au sortir de la guerre. Nina, très sobrement interprétée par Agnès Jaoui, dirige une Maison de l’espoir. Elle reçoit, dès 1944, des enfants juifs cachés, dont les parents ont été déportés. En juin 45, des jeunes gens lui sont envoyés, sortant d’Auschwitz et Buchenwald. Ils sont originaires des pays d’Europe de l’est. Pour les deux groupes, les chemins de la reconstruction prennent des formes différentes, voire antagonistes. Identités On a peu montré, jusqu'alors, l’accueil immédiat fait aux survivants. C’est un programme sans doute trop copieux pour un seul et modeste long-métrage. Pour l’appliquer, il faut montrer les effets de la découverte des camps, comprendre peu à peu que ceux que l’on attend ne reviendront pas ("- C’est bien vous qui vous occupez de l’orphelinat des juifs ? - C’est pas un orphelinat !"). Il faut dire les spoliations, les difficultés matérielles, et suggérer ce qui ne se dit pas. Tout cela est dans le film, qui s’attache surtout à décrire deux attitudes. D’un côté l’espoir d’un monde à réinventer au son de l’Internationale, de l’autre, l’affirmation par le religieux d’une identité martyrisée. Ces thèmes bouleversent profondément, plus d’ailleurs que leur mise en forme qui reste méfiante avec les émotions trop marquées. Il est, bien sûr, impossible d’être tout à fait à la hauteur d’un tel sujet, mais on ne peut que remercier Richard Dembo, mort peu après le tournage, et voir nombreux La maison de Nina. Jean Marc JACOB. (LPJ) 18 octobre 2005
La Maison de Nina (1h50) – de Richard Dembo, avec Agnès Jaoui…
Sorti en France le 12 octobre 2005
Le site officiel du film
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