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COMMEMORATION - La révolution de 1956 |
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En attendant les 50
ans de la Révolution l'an prochain, la Hongrie continue de s'interroger
sur son passé. Les commémorations du 23 octobre invitent chacun à se
replonger au coeur d'une histoire mouvementée
Statue d'Imre Nagy, près du Parlement (photo AFP)
Lors de la dernière Conférence des chefs d’Etat des pays d’Europe centrale et orientale qui s’est tenue le 14 octobre dernier à Zabreg, le nouveau président de la République hongroise a invité ses homologues aux commémorations du 23 octobre.
Près de 50 ans après les événements de 1956, le sujet reste très sensible pour les Hongrois. De nombreux acteurs et témoins sont toujours vivants et comme pour d’autres événements historiques, des points d’ombre subsistent.
Le débat historique reste très vivant et chacun de s’interroger sur les personnages qui ont fait l’histoire, en prenant ou non partie. Chaque année, le chef de l’Etat hongrois se rend dans le cimetière où sont enterrées – face contre terre - les victimes de 1956, dont Imre Nagy.
Rappel des faits
Le 27e Congrès du PC avec la critique du régime de Staline par son successeur Khrouchtchev, provoque une vague d’espoir dans les pays socialistes. Le retour de Gomulka en Pologne entraîna l’embrasement des esprits réformateurs en Hongrie dès février 1956. Après une démocratisation inachevée (éviction du stalinien Rakosi en juillet), le 22 octobre 1956, des tracts circulent demandant le retour de Nagy. Le 23 octobre, une réunion de solidarité avec la Pologne dégénère en émeute devant la Radio et la statue de Staline qui sera déboulonnée.
L’insurrection armée est déclenchée par de jeunes gens rejoints par les faibles forces armées nationales. Dans la nuit, les dirigeants communistes rappellent Nagy au gouvernement et demandent aux forces soviétiques de rétablir l’ordre. Les insurgés s’attaquent alors aux chars qui cherchent en vain à investir Budapest. Le pouvoir communiste est débordé ; les forces soviétiques reculent dans un premier temps sous la forte résistance hongroise.
Nagy se trouve pris entre les exigences du peuple et la pression des Soviétiques. Le 30 octobre, il annonce malgré tout le retour au système multipartiste et fait appel aux personnalités les plus éminentes de la coalition d’avant 1948. Le 1er novembre, un gouvernement non communiste se met en place et demande le retrait des troupes soviétiques puis proclame la neutralité du pays et sa sortie du Pacte de Varsovie.
Ces décisions s’avèrent inacceptables pour Moscou et le 4 novembre, un groupe communiste mené par Kádár annonce la formation d’un nouveau gouvernement pro-communiste avec l’appui du Kremlin et de l’Armée Rouge qui réoccupe le pays et mate dans le sang la Révolution.
C.V. (LPJ) 21 octobre 2005
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