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FRANCOPHONIE - Cinéma d’Afrique du nord, entre le burlesque et l’identitaire |
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| Ecrit par LPJ Mexico,
le 27-03-2008 23:02
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Le Cinéma d’Afrique du nord, trés présent dans la riche programmation du festival de la francophonie au Mexique, a été pendant longtemps dominé par le cinéma égyptien, considéré comme une puissance cinématographique incontestable dans cette région du monde
Depuis les années 70, le cinéma maghrébin, notamment au Maroc et en Algérie, commence à faire son petit nid, en réalisant un mixage, réussi à bien des égards, entre le spectacle fantastique et la reconstruction sur pellicule de l’imaginaire collectif. Tous les réalisateurs maghrébins se sont employés, avec plus ou moins de bonheur, à raconter des histoires sorties directement des bas fonds de leurs sociétés respectives. En Tunisie, les films mis en scène par des avant-gardistes comme Boughedir (Halfaouine) ou Moufida Tlatli (Les silences du palais) sont un kaléidoscope d’images qui reproduisent fidèlement les lames de fonds qui traversaient ces sociétés. En Algérie, la production cinématographique est restée pendant longtemps dominé par le traumatisme de la guerre d’indépendance, jusqu’à la résurgence d’une autre guerre, celle-ci contre le terrorisme, dans les années 90. Cette époque est décrite avec maestria dans le film de Nadir Mokneche Viva Laldjeri (Vive l’Algérie - IFAL, 22 avril à 20H00). Au Maroc, la situation n’est guère différente du point de vue de la thématique cinématoraphique, bien que le pays dispose de grands studios à Ouarzazate (Sud) qui ont vu passer des réalisateurs aussi prestigieux que Orson Welles, David Lean, Michael Douglas, Martin Scorsese ou Ridley Scott. Par contre, la filmographie égyptienne est prolifique, sa thématique est d’une variété surprenante. Elle est sans nul doute la plus ancienne et la plus diffusée dans le monde. La sélection faite par les initiateurs du festival de la francophonie 2008 reflète, dans une large mesure, ce panorama diversifié d’un cinéma ayant plus une fonction éducative et informationnelle que de divertissement à l’américaine.
L’actrice Faten Hamama dans « Al Haram d’Henry » Barakat La demi-dizaine de films égyptiens projetés actuellement au Mexique retrace une époque dorée du cinéma dans le pays des pharaons, avec des chefs d’œuvre comme Al Haram, de Henry Barakat, qui évoque déjà dans les années 60, le combat en faveur des droits des femmes. L’unique film marocain, Ali Zaoua du jeune réalisateur, tombeur de tabous, Nabil Ayouch, est une fresque sur la problématique des enfants de la rue au Maroc. L’assortiment filmique algérien, beaucoup plus varié, est une narration à plusieurs bandes des tourments de la société algérienne. La dualité, prisée par certains critiques, du cinéma maghrébin est bien visible dans deux films de Sid-Ali Mazif, présentés ici au Mexique. Dans Nana Taous, le réalisateur algérien revient sur des pans glorieux de la guerre d’indépendance et dans la violence contre les femmes, il décortique les tenants et aboutissants de la violence sous toutes ses formes dont souffrent les femmes en Algérie. De quelque angle qu’on choisisse de voir le cinéma dans ces pays, il s’agit d’une fenêtre ouverte sur ces sociétés aussi lointaines et aussi proches qui méritent d’être revisitées. (www.lepetitjournal.com - Mexique) vendredi 28 mars 2008
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