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PROCES - Dans l'effrayant silence de Fourniret |
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| Ecrit par Adeline Bourg,
le 27-03-2008 23:00
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Le procès de Michel Fourniret et de sa femme Monique Olivier s’est ouvert hier à Charleville-Mézières. Pour cette première journée d’audience, "l’ogre des Ardennes" est resté muet au grand désespoir des familles
Monique Olivier, victime ou égérie ? (photo AFP)"Sans huis clos, bouche cousue". Michel Fourniret, 66 ans, brandissait hier cet écriteau au premier jour de son procès. Alors que l’on attendait impatiemment les déclarations de "l'ogre des Ardennes", Fourniret a gardé le silence. Il s’est refusé à répondre tant que le procès serait public. Au début de la séance, il a tout de même glissé un texte au président de la cour, lui demandant de le lire aux victimes. Le président lui a répondu qu’il ne le lirait pas, mais l’incluerait dans les débats. Michel Fourniret est jugé depuis hier pour sept meurtres, dont deux avec préméditation, enlèvements et viols ou tentatives de viols d’adolescentes ou de jeunes femmes. Mais il n’est pas le seul dans le box en verre du tribunal de Charleville-Mézières. Sa femme Monique Olivier, 59 ans, est assise à ses côtés. Elle est accusée de complicité dans cinq des meurtres. Tout l’enjeu du procès est de déterminer leur rôle dans chacun des crimes. Si pour Fourniret, il est clair que c’est un tueur en série "pire que Dutroux", comme il l’a affirmé lui-même, le rôle de sa femme est plus flou, et leur association pose question. Car c’est la première fois que la France juge un véritable couple de meurtriers.
Monique Olivier souhaitait "seconder son fauve" Le couple sanglant s’est marié en juillet 1989, pour le pire, uniquement pour le pire. Dès 1987, les deux protagonistes avaient scellé un pacte criminel : Fourniret devait tuer l’ex-mari de Monique, en contrepartie, cette dernière devait l’aider à chasser "de jeunes filles vierges". Elle aurait donc pris une part active aux atrocités de son mari. Concrètement, Monique Olivier était là pour rassurer les futures victimes méfiantes. Elle les abordait dans la rue ou dans des parkings, les invitait à bord de la voiture du couple pour divers prétextes. Certaines fois, Fourniret et Olivier se servaient également de leur propre fils, encore jeune, pour s’assurer une image rassurante. Les futures victimes étaient alors étranglées ou tuées avec une arme à feu ou un tournevis après avoir subi les sévices que l’on connaît. Les psychiatres présentent Monique Olivier comme "l’égérie" de Fourniret. Elle, se décrit plutôt comme une victime sous l’emprise d’un mari manipulateur et sadique. Selon les psychiatres, Fourniret tire en effet "jouissance non du plaisir de tuer, mais de la terreur et de l’humiliation". Le procès, qui devrait s’achever en mai permettra peut-être d’éclaircir les relations entre les époux. Tous deux, encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Adeline BOURG. (www.lepetitjournal.com) vendredi 28 mars 2008
En savoir plus : Lire dans nos éditions : JUSTICE – Deux nouveaux meurtres pour Fourniret Le Monde - Le "pacte criminel" du couple Fourniret-Olivier
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