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SOCIAL - L’emploi des handicapés en question |
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| Ecrit par Adeline Bourg,
le 27-03-2008 23:00
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Alors que les handicapés sont appelés à manifester demain par le collectif Ni pauvre, ni soumis, Nicolas Sarkozy a annoncé mardi une revalorisation à la hausse de l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés). Pragmatisme ou humanisme ?
20.000 personnes sont attendues pour la Grande Marche vers l’Elysée (photo association Ni pauvres ni soumis)Demain, près de 80 organisations nationales et plusieurs centaines d’associations locales du champ du handicap et de la maladie invalidante sont appelées à manifester autour de l’Elysée. Le collectif Ni pauvre, ni soumis est à l’origine de ce rassemblement. Il demande "un revenu d’existence décent", à hauteur du SMIC. Car la situation française des handicapés est plutôt difficile : l’AAH s’élève à 628,10 euros par mois. Or cette somme est le plus souvent le seul revenu des handicapés sans emploi. Ces derniers totalisent en effet un taux de chômage deux fois plus élevé que la moyenne nationale, soit 19 %. Pourtant, la loi de 1987, impose aux entreprises de plus de 20 salariés un quota de 6 % de travailleurs handicapés au sein de leurs effectifs. Ce seuil n’est quasiment jamais respecté par les patrons, au risque de payer une amende. Face à ce problème, Nicolas Sarkozy a souhaité réagir, comme promis lors de sa campagne présidentielle.
Les handicapés, priorité du mandat présidentiel Face à la manifestation prévue demain, le président de la République a annoncé mardi, qu’il allait augmenter de 5 % l’AAH en 2008. Soit une hausse de 31 euros par mois pour les personnes handicapées. Cette mesure vise-t-elle à calmer les manifestants ? Nicolas Sarkozy s’en défend, et explique qu’il s’agit d’un "effort très important compte tenu de la situation budgétaire de notre pays mais je crois profondément que c’est juste". Côté collectif, l’action du président est accueillie froidement : "L’annonce est très largement insuffisante, tant par son montant que par le fait qu’elle exclut toutes les personnes sous le seuil de pauvreté vivant avec des pensions d’invalidité ou des rentes d’accident du travail " expliquait mercredi Ni pauvre, ni soumis dans un communiqué. Cette mesure qui semble créée pour satisfaire les mécontents n’aura donc pas suffit. D’autant que Nicolas Sarkozy a déclaré, parallèlement à l’augmentation de l’AAH, qu’il allait revoir les conditions d’attribution de cette allocation, car selon lui, "le but ce n’est pas d’avoir l’AAH, le but c’est d’avoir un travail". Handicapé ou valide, nul ne peut contredire notre chef de l’Etat sur cette affirmation. Mais les choses semblent plus faciles à dire qu’à faire, voilà pourquoi Ni pauvre, ni soumis maintient son action. Adeline BOURG. (www.lepetitjournal.com) vendredi 28 mars 2008
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