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Le XVème sommet ibéro-américain a réuni, vendredi 14 et samedi 15 octobre à Salamanque , les chefs d’Etats latinoaméricains et le gouvernement espagnol. Nouveauté cette année : la création du Secrétariat Général Ibéro-américain, dont l’objectif premier est de parvenir à une plus grande cohésion de l’espace ibéro-américain
Le président du Costa Rica Abel Pacheco, Le président Uruguayen Tabaré Vásquez, Le Roi d'Espagne Juan Carlos de Borbon, le président du gouvernement espagnol José Luis zapatero et le sécretaire général uruguayen Enrique Iglesias, à la clôture du XVème sommet Ibéro- américain. (Photo : AFP) Le 12 octobre, l’Espagne fêtait l’anniversaire de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. Le même jour, de l’autre côté de l’atlantique, se célébrait le jour de la "race". Quelques siècles après ces événements, le sommet ibéro-américain réunit, une fois par an, les deux communautés ibériques. Rencontre entre deux cultures supposées être, encore aujourd’hui, unies et solidaires. Le XVème sommet ibéro-américain s’est déroulé cette fois à Salamanque, en présence de 22 chefs d’Etats. Deux jours de réunion pour donner suite aux engagements préalablement établis, ou acquis, au cours des sommets précédents.
La nouveauté de cette rencontre est la création du Secrétariat Général Ibéro-américain (SEGIB). Son objectif est de parvenir à une plus grande cohésion interne de l’espace ibéro-américain et de permettre à cette communauté hispanophone et lusophone d’avoir une voix propre dans les forums internationaux. Enrique Iglesias (Uruguay), le nouveau secrétaire général élu à la tête de cette structure, sera chargé de concrétiser les actions déterminées avec ses partenaires. Sa première mission est de se rendre en Haïti pour examiner la situation difficile que connaît ce pays.
Prochain sommet : Uruguay 2006
Parmi les 31 points abordés, Cuba -en dépit de l’absence de Fidel Castro- était au cœur des débats. Le sommet a en effet adopté deux textes qui demandent la fin du blocus appliqué par Washington contre l’île depuis 1962. L’Espagne, qui se veut l’interlocuteur privilégié de l’Amérique latine, va aussi offrir 65 millions de dollars au Salvador et au Guatemala pour les aider à surmonter financièrement les dégâts causés par l’Ouragan Stan.
Quant à la question de l’immigration, les 22 présidents se sont également engagés à favoriser une politique migratoire concertée, afin de gérer au mieux les flux entre les deux continents. Par ailleurs, une conférence sur ces problèmes complexes et un plan d’action ont été annoncés pour éradiquer, entre autres, l’analphabétisme entre 2008 et 2015. La paix, la démocratie et le développement avec une cohésion sociale, mais aussi la misère et le terrorisme ont été d'autres mots clés de cet évènement.
Le Roi d’Espagne a clôturé le sommet en remerciant le président de l’Uruguay, Tabaré Vásquez, d’accueillir en 2006 à Montevidéo, le 16ème sommet ibéro-américain. Rendez-vous dans un an pour vérifier les avancées de ces grandes prises de positions idéologiques.
Gaelle STEVANT. (LPJ) 17 octobre 2005 |