| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 26-03-2008 23:00
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Mardi soir, les socialistes ont décidé que leur congrès national se tiendra du 7 au 9 novembre. Sept mois ne seront pas de trop pour que tous les prétendants à la succession de François Hollande à la tête du Parti socialiste fassent leur preuve François Hollande a de quoi se prendre la tête face à la multitude des prétendants à sa succession. Un arbitrage difficile en perspective (photo AFP)
Des sourires pour les photographes et les caméras, des petites phrases en coulisses. L’ambiance était électrique, mardi soir, lors du conseil national du Parti socialiste, au terme duquel le congrès a été planifié pour les 7, 8 et 9 novembre prochains. L’enjeu sera de taille : nommer un successeur à François Hollande au secrétariat général du parti de la rose. Il s'agit aussi de transformer la réussite aux municipales en victoire nationale, après une période plus que terne pour la gauche, Hollande lui-même ayant souvent été mis en cause. Les prétendants se bousculent au portillon et certains ont de l’avance. En tête Bertrand Delanoë, brillamment réélu maire à Paris. Si cette position est un véritable tremplin vers de plus hautes sphères, elle nécessite aussi de ne pas se désengager localement au risque de décevoir les Parisiens, pour ensuite subir un effet boule de neige. Delanoë ressort grandi des municipales, en détrônant Ségolène Royal en tant que meilleur opposant à Nicolas Sarkozy, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI. Un mot d’ordre : rassembler L’ex candidate à la présidentielle a donc perdu du terrain durant les dernières échéances électorales. Non candidate à une mairie, Royal s’est régulièrement exprimée sur la nécessité d’envoyer un message de mécontentement à la droite. Elle conserve encore le soutien de nombreux militants toujours enthousiastes. Un front se dresse face à elle, assez improbable, composé de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Arnaud Montebourg. Proposant ni plus ni moins qu’un "tout sauf Royal", ils représentent beaucoup de monde à eux trois. Mais pas sûr qu’ils ne se tirent pas dans les pattes quand il faudra qu’il n’en reste plus qu’un. Enfin des outsiders sont apparus dernièrement, en tête desquels Pierre Moscovici. Il a été le premier, début 2008, à annoncer clairement ses intentions. Mais comme Julien Dray, proche de Royal mis au rebut depuis la défaite et qui se sent pousser des ailes, Moscovici ne bénéficie pas d’une garde rapprochée importante. Il est toujours temps pour eux de s’en créer une, voire de rassembler la majorité derrière leur nom. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) jeudi 27 mars 2008 En savoir plus Le Parisien - Les socialistes ne pensent plus qu’au congrès Le Figaro - Au PS, chacun compte ses forces en vue du congrès Le Point - Au PS, la succession de François Hollande attise les convoitises
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