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JEUX OLYMPIQUES - Cérémonie perturbée |
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| Ecrit par adea guillot,
le 26-03-2008 23:00
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Les images ont déjà fait le tour du monde: des tibétains ensanglantés s'oppposant au passage de la flamme olympique et des reporters français à l'assaut de la délagation chinoise. Les incidents lors de la cérémonie d'ouverture des jeux à Olympie le 24 mars marquent le début d'une mobilisation internationale
Voila bien longtemps que les jeux Olympiques n’avaient pas connu pareille polémique. Evénement d’envergure internationale, les jeux sont traditionnellement vecteurs d’un message de paix et de fraternité. L’occasion, toujours aussi incroyable à observer, d’une espèce de trêve mondiale. Le choix de la Chine comme pays organisateur cette année a totalement bouleversé la donne, les jeux devenant à l’inverse l’occasion rêvée pour tous les militants des droits de l’homme de se mobiliser pour dénoncer les abus de la Chine en ce domaine. Les plus virulents étant depuis plus d’un mois les membres de la communauté tibétaine en exil.
Photo Dimitri Demopoulos Et des Tibétains étaient bien présents lundi à Olympie lors de la cérémonie d’ouverture des jeux. Malgré un dispositif de sécurité impressionnant, des manifestants, le corps recouvert de peinture rouge en signe de protestation contre l’impérialisme chinois au Tibet, ont perturbé la course du premier coureur en charge de la torche olympique. Peu avant, 3 membres de l’organisation française Reporters sans Frontières (RSF), dont Robert Ménard son président, avaient réussi à forcer le cercle des V.I.P et tenté d’interrompre le discours du président du Comité d'organisation des JO de Pékin. Qui est d’ailleurs resté imperturbable.
L’objectif de RSF ne se limite pas à la seule dénonciation de la situation du Tibet. L'association vise également à alerter l’opinion publique sur la violation plus générale des droits de l’homme dans un pays qui ne reconnaît toujours pas la liberté d’expression, emprisonne ses opposants politiques et connaît le plus grand nombre d’exécutions capitales au monde. L’ONG française est loin d’être isolée dans cette démarche. Partout dans le monde, associations ou personnalités publiques appellent au boycott des jeux si la Chine ne réforme pas ses habitudes sur le terrain des droits de l’homme. Notons par exemple, le lancement par l’actrice Mia Farrow d’une torche alternative qui devrait passer par le Darfour, le Rwanda, l’Arménie, la Bosnie, l’Allemagne ou le Cambodge. Des actions similaires à celles que vient de connaître la Grèce devraient se dérouler en Angleterre ou en France lors du passage de la torche olympique.
Une mobilisation qui ne semble émouvoir ni les chinois, ni le comité international d’organisation olympique dont le président Jacques Rogge, a commenté les évènements d’un laconique "il est toujours triste de voir une telle cérémonie perturbée". No comment. A noter que les trois membres de RSF, arrêtés par la police lors de la cérémonie ont été relâchés depuis et devraient passer en jugement le 29 mai prochain pour "Acte offensif et insulte". Le prix de la conviction. Adéa GUILLOT (www.lepetijournal.com – Athènes) jeudi 27 mars 2008
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