| Ecrit par Cécile Debarge,
le 07-05-2008 00:00
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Taux d’emploi, secteurs et régions qui recrutent, salaires : tour d’horizon des réalités du marché allemand (Photo. Photos-libres.fr)
Pour ne pas faire de faux pas et aller droit au but, décryptage du marché du travail en Allemagne.
N°1 : Le taux d’emploi Il s’élève à 67,5% en Allemagne, soit près de 3% supérieur à la moyenne de l’Union européenne. Les services tiennent la part belle et regroupent plus de 28,7 millions d’actifs. L’industrie, quant à elle, embauche toujours plus de 30% de la population active, et notamment dans les domaines de l’automobile, de l’électrotechnique, de la construction mécanique et de l’industrie chimique. N°2 : Les secteurs qui recrutent Tous les mois, l’agence pour le travail publie un "Top 10" des métiers les plus recherchés sur le marché allemand. Au mois de février 2008, ce sont donc les vendeurs, les électriciens, les commerciaux, les mécaniciens, les serveurs, les infirmières ou encore les routiers qui ont fait le plus défaut. A Berlin, le marché du travail est beaucoup moins marqué par l’industrie que les autres grandes villes allemandes. En revanche, le secteur des services y est beaucoup plus important, plus précisément dans les services aux enteprises ou dans les services sociaux et de santé. Le commerce et l’administration publique représentent aussi des secteurs d’emploi importants. A noter toutefois que ce sont les ingénieurs, les techniciens et les informaticiens qui sont le plus convoités. Quelques uns des plus gros employeurs de Berlin : Deutsche Bahn AG, le CHU Charité, la Siemens AG, la Vivantes-Netzwerk für Gesundheit GmBH, la Deutsche Post AG, les Berliner Verkehrsbetriebe, la Deutsche Telekom AG, la Landesbank Berlin Holding AG, la Daimler AG, la Metro AG et le groupe Gegenbauer. N° 3 : Les régions dynamiques Les Länder du Sud de l’Allemagne conjuguent faible taux de chômage (moins de 6% dans le Bade-Wurtemberg pour février 2008) et secteurs dynamiques de la troisième révolution industrielle avec des multinationales comme BMW, Adidas ou les industries aéronautiques. Résultat : la première marche du podium des régions économiquement dynamiques. Un peu derrière se trouve le Nord de l’Allemagne, relativement attractif également et doté de nombreux atouts, géographiques ou dans la qualité de ses infrastructures. Mais croissance et dynamisme économiques restent moyens. Enfin, c’est dans la Ruhr, en reconversion industrielle, et dans l’ex-Allemagne de l’Est que le taux de chômage reste le plus élevé. La Saxe tire son épingle du jeu et bénéficie de nombreux investissements d’entreprises comme Siemens, Porsche, Volkswagen ou encore EADS et propose donc des opportunités intéressantes. N°4 : Les salaires Le salaire minimum n’existe pas en Allemagne, même s’il peut être l’objet de négociations avec l’employeur. Cependant, à titre de repère, le salaire mensuel brut moyen des employés dans l’industrie, le commerce, l’assurance et les organismes de crédit était de 3.400 euros en 2004, et de 2.700 euros pour les femmes. Les ouvriers touchent environ 2.500 euros brut par mois. Méfiez vous toutefois de ces chiffres qui reflètent des réalités très différentes entre Länder de l’ancienne Allemagne de l’Ouest ou de l’Est, où l’on gagne en moyenne un tiers moins que dans l’ex-RFA. Cécile DEBARGE. (http://www.lepetitjournal.com/berlin.html) lundi 28 avril 2008
Pour en savoir plus, consultez les fiches par pays et par régions disponibles sur le site européen
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