| Ecrit par BUDAPEST,
le 26-03-2008 00:00
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Le 12 mars avait lieu à l'Université Eötvös, la première rencontre d'une série de sept débats sur la situation politique actuelle en Hongrie. A l'initiative d'étudiants et de professeurs d'Ökopolitikai Mühely, atelier d'écologie politique, ce cycle de débats semble être un pas important dans le milieu intellectuel. Les débats sont en hongrois, mais des traductions en anglais circulent
Prochaine réunion ce soir 26 mars (Photo Bajomi Balint) Il s'attaque à une réflexion pragmatique sur les dix-huit années passées et s'interroge sur l'avenir. Cette première réunion intitulée "Les possibilités d'une troisième force dans le jeu des partis politiques" a rassemblé pendant près de 3 heures quelque 200 personnes, dont l'ancien ministre András Bozóki, László Lengyel, directeur du cabinet d'analyse financière Pénzügykutató Zrt, et Tibor Závecz, directeur de recherches à l'Institut de sondage Szonda-Ipsos. Les trois invités ont tout d'abord rappelé le parcours de la Hongrie depuis la fin des années 1980, puis se sont focalisés sur l'état politique actuel et la rencontre s'est poursuivie par des échanges féconds avec l'assistance. Entre contestation et propositions Si les propos ont notamment soulevé le fait que les grands acteurs politiques sont perçus comme impuissants et de plus en plus décrédibilisés, et que le mode de scrutin des élections législatives rend difficile l'implantation d'une troisième force, l'attention s'est surtout concentrée sur les problèmes de contenu politique et l'influence de la communication. À l'heure où des formes modifiées de relents idéologiques se développent en Europe - et dans un monde en proie à une nouvelle sorte de crise économique et sociale sur fond de fort sensationnalisme mondialisé -, il semble en effet que la réflexion actuelle et les combats politiques futurs doivent se référer plus que jamais à la question des modus operandi dans le champ du vivre ensemble. Si les stratégies d'opposition de droite ou de gauche se révèlent seulement comme des forces de contestation et sont ainsi vouées à l'échec, les maigres espoirs de l'opinion publique pourraient précipiter le pays dans une période de troubles non maîtrisables, manifestant tout autant une fuite en avant dans un monde réduit à l'état de marchandise, aliénant et désincarné, qu'un conservatisme nostalgique d'un passé improbable. Sur ces constats assortis de solutions encore difficiles à formuler dans la complexité du monde, l'attrait de ces débats se situe en tout cas dans une critique ouverte des connivences, à déplorer ou non, entre l'idée démocratique contemporaine et la réalité philosophique que recouvre le pouvoir humain quel qu'il soit. Franck Fontaine (www.lepetitjournal.com) mercredi 26 mars 2008 Programme : Une autre politique est-elle possible ? - 26 mars : Où a-t-on échoué ? Promesses démocratiques sociales et culturelles du changement de régime qui n'ont pas abouti. - 9 avril : Les deux visages de la démocratie, une alternative aux démocraties parlementaire et populaire est-elle possible ? La démocratie postmoderne a-t-elle - structurellement - des caractéristiques nouvelles ? - 23 avril : Exploitation et marché libre, histoire naturelle du capitalisme globalisé. - 7 mai : Ce que n'est pas le PIB (GDP). Notions du bonheur dans la société de consommation, aujourd'hui et demain. - 21 mai : L'indurabilité durable -De la nécessité d'agir dès maintenant contre la crise écologique. - 4 juin : Ni droite, ni gauche ? Sens et non-sens des catégories politiques traditionnelles. Informations, adresses et contacts : - http://lehetmasapolitika.net/ - http://lehetmasapolitika.blog.hu/2008/03/07/kell_nekunk_mas_politika - Závecz Tibor - directeur de recherches à l'institut de sondage Szonda-Ipsos : http://www.szondaipsos.hu/en/ - Lengyel László: essayiste, directeur de Pénzügykutató Zrt (Cabinet d'analyse financière) http://www.penzugykutato.hu/en/node/361
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