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RENCONTRE – Lelouch présente son dernier film à Bucarest |
| Ecrit par Florian Constant,
le 25-03-2008 23:00
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A Bucarest, Claude Lelouch est venu présenter son dernier film, Roman de gare, avec Fanny Ardant et Dominique Pinon. Rencontre avec un très grand du cinéma lors d’une conférence de presse à l’Institut français
C'est la première fois que Claude Lelouch vient en Roumanie (photo LPJ)Juste après la projection de son film, Claude Lelouch n’a pas caché son mécontentement : “Je voudrais d’abord m’excuser auprès de ceux qui viennent de voir mon film dans de mauvaises conditions, l’écran était flou, la projection n’était pas bonne”. Silence dans le hall de l’Institut français où se déroulait la conférence. Mais l’atmosphère s’est très vite détendue. La salle était remplie de journalistes avides de poser des questions à l’une des légendes du cinéma français. Des questions parfois un peu trop longues, comme c’est souvent le cas dans les conférences de presse à Bucarest. Ceci dit, chapeau pour la culture cinématographique des critiques roumains présents. Lelouch les a félicités à plusieurs reprises. L’un d’eux a d’ailleurs très justement remarqué que Roman de gare était une reprise de L’amour avec des si datant de 1962.
Un cinéma qui décrit la vie “J’ai fait Roman de gare pour remercier ceux qui ont aimé mes films depuis 50 ans, et permettre à ceux qui ne les ont pas aimés de continuer la polémique”, souligne Claude Lelouch qui dit avoir voulu, dans ce dernier film, “faire rentrer la vie, plus que d’habitude”. Roman de gare est un hymne à la vie, à ses hasards, ses étrangetés. Avec talent, le réalisateur y mêle petit quotidien, illusion, thriller et amour. Une fiction qui montre que tout s’entrechoque, se recoupe, parfois sans sens. Bref, il s'agit d'un cinéma qui décrit la vie : “Il fallait des comédiens imprévisibles, que l’on n’attend pas. Trop souvent les films sont basés sur le physique des acteurs, tout est prévisible. Or la vie ce n’est pas ça. Par ailleurs, si l’on se basait moins sur le physique, il y aurait moins de gens malheureux”, affirme-t-il.
Le besoin de résistance En 1966, Claude Lelouch reçoit la Palme d’Or au Festival de Cannes et deux Oscars à Hollywood pour Un homme et une femme. Des années aprés, le réalisateur français explique : “Après la Palme, ma vie a changé. Du monde de la contrainte, je suis passé à celui de la liberté. Et j’ai été libre pendant 50 ans. Cela m’a permis de faire un voyage cinématographique atypique et de vivre une formidable histoire d’amour avec le cinéma”. Aujourd’hui, ce qui prime selon lui, c’est la simplicité. “Le cinéma est avant tout un art populaire. Un bon film parlera aux gens simples comme aux gens compliqués”, soutient Lelouch. Sa vision du cinéma dans le monde ? “Toutes les cinématographies commencent à se ressembler, tous les pays du monde commencent à se ressembler. Et on filme selon les désirs du producteur. Il y aura toujours moins de navets mais plus aucun grand film, alors que le cinéma a besoin de prendre des risques. Il faut des metteurs en scène qui passent à la résistance. C’est pour cela que je trouve le film roumain 4 mois, 3 semaines et 2 jours formidable, c’est un acte de résistance”. Florian CONSTANT. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 26 mars 2008
Roman de gare est à la salle Elvire Popesco de l’Institut français jusqu’au 3 avril. Voir séances sur le site www.culture-france.ro
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