| Ecrit par ROME,
le 26-03-2008 23:00
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Du 17 au 22 mars 2008 s’est déroulée la Semaine de la presse à l’école sur le thème "une info, des médias". Invitée par le lycée Chateaubriand, Sara Fredaigue, responsable du Petit journal de Rome, a répondu aux questions des 4ème2 et 4ème3 sur ce medium on-line 4ème2 et 4ème3 : Quelle est la différence entre un journal en ligne et un journal imprimé ? Sara Fredaigue : Le traitement de l’information est différent. Sur un journal on-line, il est plus difficile et fatiguant de lire. Les articles sont donc plus courts sur un quotidien sur Internet que sur du papier où l’on peut faire des articles d’une demi-page.
Pourquoi ne pas créer un journal papier ? L’information est beaucoup plus recherchée sur le web. Ensuite, créer un journal papier demanderait le double du travail, car tous les articles devraient être changés pour être adapté à chaque support !
Est-ce que dans d’ autres pays, il y a des personnes comme vous, qui travaillent sur "lepetitjournal.com" ? Oui, nous avons actuellement 27 éditions différentes dans le monde, une pour chaque ville. Est-il conseillé de déménager dans la ville d’où l’on écrit ses articles, ou bien, est-il possibile de les envoyer de la rédaction d’un autre pays? Il est opportun de résider dans la ville même ; demeurant à Rome, je m’occupe de la rubrique de la capitale, tout comme le font mes collègues de Madrid, Barcelone, Berlin, Bucarest etc... Qui a eu l’idée de créer ce journal ? Un journaliste expatrié, Hervé Heyraud. Arrivé à Mexico en 2001, il pensait qu’il manquait quelque chose pour les francophones à l’étranger. Il a alors eu l’idée de créer un journal dans lequel les Français pourraient trouver toutes les informations concernant leur pays d’origine ainsi que celles concernant leur pays d’adoption. Parmi vos lecteurs, quelle est la tranche d’ âge ? Nous avons fait un sondage parmi les lecteurs. Il y a une majorité de femmes de 35 à 65 ans.
Qu’est ce qui ce passe si vous n’avez pas assez de sujets dans le journal ? Ca n’arrive jamais. Il y a toujours quelque chose à raconter. Pourquoi aimez-vous ce travail et quelles études faut-il faire ? Etre journaliste, c’est une ouverture sur le monde. J’aime bien rencontrer les gens, discuter de leur vie. J’interviewe aussi des auteurs venus s’installer à Rome. Les photos de nos articles sont prises par nous-mêmes. On fait aussi des vidéos. On peut passer un diplôme de journalisme. Pour ma part, je suis diplômée en droit et en communication. Comment fonctionne économiquement votre journal ? Le schéma économique du journal est basé sur la publicité. Les prix vont de 15 euros à 1.350 euros par mois. Sur la newsletter, la publicité coûte plus chère que sur le site. Je préfère convaincre des publicitaires à payer pour un espace plutôt que de faire payer un abonnement au journal. Sur quels sujets portent les articles principalement ? Cela dépend des jours. Par exemple, le jeudi, on a notamment une rubrique cuisine. Le mardi est plutôt réservé à l’économie et le vendredi à la littérature. Mais, comme je m’occupe du petitjournal.com à Rome, j’informe les Français expatriés sur les évènements qui se passent en Italie qui pourraient les intéresser. A quelle fréquence le site est-il mis a jour? Tous les jours, un à deux nouveaux articles sont publiés puis classés dans une rubrique. Les articles sont ainsi archivés et peuvent être relus plus tard. C’est en partie l’intérêt d’Internet.
Propos recueillis par Carla d’Amico, Caroline Deli, Sébastien Gros, Guido Long, Carlota Mangano, Benjamin Ruffet, Nicolas Sabet, Veronica Siciliani, Mila Tabacoff, Ilona Trouyet en 4ème 2 et 4ème 3 au collège Chateaubriand. (www.lepetitjournal.com - Rome) jeudi 27 mars 2008
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