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POLITIQUE - Un statut en crise Suggérer par mail
jeudi 13 octobre 2005

L’Espagne célébrait hier sa fête nationale dans un climat politiquement tendu. En ce jour de célébration commune à toutes les autonomies d’Espagne, le nouveau statut catalan et son concept de "nation" dérangent...

Armée espagnole le jour de la fête nationale. (Photo : AFP) 

Hier, mercredi 12 octobre, l’Espagne célébrait sa fête nationale avec son traditionnel défilé militaire présidé par Leurs Majestés les Rois sur le Paseo de la Castellana de Madrid, en présence du Président Zapatero et des gouverneurs de chaque communauté autonome. Une célébration nationale qui remet à l’ordre du jour la question catalane et son concept de "nation". Car si les revendications catalanes ont fait l’objet d’une euphorie générale en Catalogne après l’approbation du nouveau statut, le 30 septembre dernier, le reste de l’Espagne fait connaître son mécontentement avant que le Congrès ne décide définitivement de son sort.
La présence de Pasquall Maragll à la célébration nationale a d’ailleurs fortement été critiquée. Le PP est allé jusqu’à dire que ce dernier aurait participé au défilé pour "vendre" son statut et montrer ainsi que sa proposition ne prétend pas séparer la Catalogne du reste de l’Espagne.
Critique et urticaire
Les critiques fusent. Le président de l’Estrémadure, Rodríguez Ibarra, qui s’était réuni la veille avec Zapatero, considère les Catalans comme déloyaux vis-à-vis des autres communautés. Pour le maire de la Coruña, Francisco Vasquez, c’est de l’urticaire que lui donne la simple lecture du préambule du statut de Catalogne.
Autant dire que les critiques ne sont pas tendres et que la majorité de l’Espagne fait pression sur le gouvernement pour bloquer ce nouveau statut.
Le Président de la Banque d’Espagne, Jaime Caruana a également déclaré que le contenu des textes catalans actuels pourrait endommager fortement l’économie du pays.
Quant à Zapatero, il tient le même discours depuis le début de ses revendications, "C’est la Constitution qui prime, il n’existe qu’une seule nation celle de L’Espagne patrie commune et indivisible que tous les Espagnols célèbrent aujourd’hui".
Yves ALBAN. (LPJ) 13 octobre 2005

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