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D’avril à septembre, c’est la pleine saison des déménagements internationaux. Ces familles doivent faire appel à des professionnels plusieurs mois avant leur départ. Check-list de ce qu’il ne faut pas oublier (Photo LPJ Bangkok.com)
"Chérie on n’a rien oublié ?" Cette question semble familière et pour cause, on se la pose avant chaque grand départ. Les déménagements sont souvent synonymes de stress. Avril sera donc un mois particulièrement angoissant puisqu’il correspond au début de la période des déménagements internationaux. "On s’occupe de tout, de A à Z" rassure David De Vos, responsable commercial chez Asian Tigers. Néanmoins, tous les déménageurs sont unanimes, la clef d’un déménagement réussi est l’anticipation. Il faut prévoir son déménagement au minimum un mois à l’avance, les entreprises de transports internationaux étant très sollicitées, et aussi car un travail de listing en amont est indispensable. Première étape : inventaire et devis Les particuliers doivent répertorier eux-mêmes tous les effets à emporter afin de calculer le volume (par bateau) ou le poids (par avion) du fret. C'est une étape importante qui permettra aux professionnels de déterminer le prix du déménagement. Cette démarche servira aussi pour les assurances si des objets sont perdus ou endommagé ou… si le bateau venait à couler lors de la traversée. "Je vous rassure, en 13 ans de carrière je n’ai jamais vu ça" plaisante David De Vos. Deux jours seront nécessaires au transporteur pour tout mettre en carton au domicile du particulier. Ensuite il faut compter environ six semaines pour un transport par bateau de l’Europe vers l’Asie, contre seulement 10 à 12 jours en avion -évidemment le tarif ne sera pas le même. A l'arrivée, l’entreprise se charge de l’emménagement et installe les meubles et effets personnels dans la nouvelle résidence. "Notre rôle est aussi de faciliter l’arrivée du client, il n’a rien à faire" insiste Christophe Boutin, manager chez Santa Fe. Certaines sociétés proposent même de trouver le logement idéal (voir notre encadré). Une législation à prendre au sérieux Un déménagement nécessite aussi une préparation administrative. Certains pays musulmans par exemple, interdisent strictement l’importation d’alcool ou encore d’armes à feu. "Nous avons des responsables dans chaque pays qui nous indiquent avant même de faire un devis, les législations sur place, explique Benjamin Conrazier de chez AGS Four Winds. "Il ne faut rien laisser au hasard". Depuis la Thaïlande, aucune tête de bouddha ne peut quitter le pays. Les statuettes devront quant à elle être présentées au ministère de la Culture pour identification et certification. L'opération prendra environ 48h. Cas extrême : l’Australie. Les autorités sanitaires obligent tout nouvel arrivant à prendre des mesures hygiéniques draconiennes. "Il faut désinfecter chaussures, pneus de vélo et même club de golf, afin de ne transporter aucun parasite" indique Christophe Boutin. Le transport d’animaux est lui aussi très réglementé. Des tests sanitaires voire une quarantaine seront demandés. Mais pas de panique, les entreprises de déménagement anticipent et accompagnent les expatriés dans toutes ces démarches. Elles peuvent aussi accomplir des petits miracles. "Une fois un client m’a même demandé de lui ramené un Tuk Tuk en France, et bien on l’a fait !", s'amuse Christophe Boutin. Aurélien BARBIN. (www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mercredi 19 mars 2008 Trouver un logement Certaines entreprises de transport international proposent la "relocalisation". Ainsi en plus de s’occuper du déménagement, elles proposent de trouver le logement idéal, à proximité d’une école, d’un hôpital, des commodités qui correspondent aux besoins exprimés par les clients. "C’est un service que beaucoup de gens apprécient car certains ont déjà vécu la mauvaise expérience d’avoir à redéménager après quelques mois, après s’être aperçu des inconvénients de leur premier logement", explique David De Vos. A travers des brochures, les déménageurs fournissent généralement des informations pratiques pour permettre aux expatriés de s’adapter à leur nouvelle vie. (LPJ Bangkok - 18/03/08) |