| Ecrit par Benoit Soilly,
le 17-03-2008 23:00
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Au-delà des enseignements à tirer de ce second tour des élections municipales, certaines personnalités politiques ont connu bonheur ou mésaventure. Petit tour de France des tops et des flops de la campagne Les élections municipales sont comme les émissions de télé réalité : à la fin, il ne doit en rester qu'un. Dimanche, les électeurs des "Municipales story" ont désigné leur candidat préféré. Certains d’entre eux ont été priés de sortir tandis que d'autres ont gagné le droit d'occuper la mairie convoitée. Des nominés ont su tirer leur épingle du jeu, d’autres sont sortis par la petite porte de leur ancien loft. Aujourd'hui les jeux sont faits, le public a décidé et son jugement est irrévocable. Petit tour d’horizon des personnalités politico-médiatiques élues ou battues à ces élections.
Les tops :
Jean-Claude Gaudin : C'est un peu le dernier samouraï de la droite. Dernier rescapé UMP de l’axe Paris-Lyon-Marseille, le maire sortant Jean-Claude Gaudin a tenu bon la barre pour conserver sa ville. Opposé à Jean-Noël Guerini, allié au MoDem, le proche de Nicolas Sarkozy est passé de justesse avec 41,03 % contre 39,14% pour son adversaire socialiste qui a dénoncé des fraudes dans un secteur de Marseille. Rachida Dati : La ministre de la Justice a tiré son épingle du jeu dans le VIIe arrondissement de Paris. Elle a écrasé socialistes et centristes avec 57 % des suffrages au second tour. Grâce sa victoire personnelle et à la défaite de son camp, Rachida Dati sort du lot et prend un peu plus de poids dans la majorité.
Dominique Voynet : C’est une première pour Les Verts. Une écologiste va gérer une ville de plus de 100.000 habitants. Alors la ville de Montreuil (93) va-t-elle devenir le laboratoire des Verts ? Dominique Voynet, élue avec 54,2 % devant le maire sortant communiste Jean Pierre Brard, va en tout cas pouvoir mettre à l’œuvre sa politique écologique. A suivre…
Christian Estrosi : Confronté au sortant Jacques Peyrat, Christian Estrosi est sorti vainqueur d’une campagne bouillante avec 41,33 % des suffrages. Pour faire face aux critiques de son adversaire qui le nommait le "ministre-candidat", il avait annoncé, pour s’assurer la victoire, qu’il démissionnerait de son poste de secrétaire d'État au gouvernement. Chose dite, chose faite, il a remis sa démission à Nicolas Sarkozy hier.
Pierre Cohen : Peu connu du grand public, le socialiste Pierre Cohen a réussi le tour de force de prendre Toulouse à la droite. La mairie est maintenant au couleur de la ville rose. Cela faisait 37 ans que cela n’était pas arrivé. Avec 51% , Pierre Cohen est le symbole de la vague socialiste qui a déferlé sur l'Hexagone.
Jean Tiberi : Beaucoup l’avait enterré, il s’est quand même relevé. Le revenant Jean Tiberi a réussi à conserver son poste de maire dans son fief du Ve arrondissement de Paris. Le maire sortant a tout de même eu très chaud puisqu’il ne doit son cinquième mandat qu’à 225 petites voix. Le refus de Bertrand Delanoë de faire une alliance avec le MoDem a sûrement sauvé sa tête car le candidat centriste a obtenu 10 % des suffrages au second tour.
Les flops :
François Bayrou : A son réveil hier matin, François Bayrou avait sûrement un goût amer dans la bouche. Battu de peu à Pau, pris en tenaille entre le PS et l’UMP, le leader du MoDem n’a pas réussi son pari. Il aura manqué 342 voix au centriste qui a promis à ses électeurs d’autres victoires.
Xavier Darcos : Le ministre de l’Éducation nationale a beau refaire ses calculs, il a bien été battu dans sa ville de Périgueux. 50,42 % pour son adversaire de gauche contre 49,58 % pour Xavier Darcos, soit un écart de 113 voix. L’équation est simple et difficile à admettre pour ses partisans, mais le maire sortant symbolise de la défaite de la droite sur le plan national. Dur, dur d'être ministre. Rama Yade : Elle a joué, elle a perdu. Rama Yade, troisième de la liste UMP a pris un coup sur la tête à l’annonce des résultats dimanche soir. Battue à Colombes, la secrétaire d’État au ministre des Affaires étrangères chargée des Droit de l’Homme s’était personnellement investie dans une campagne difficile et tendue entre elle et le parti socialiste. La gauche unie a fait basculer Colombes avec 53,6 % des voix alors que la droite s’était alliée avec le MoDem.
Marine Le Pen : Elle était la seule chance du Front National d’avoir un maire frontiste, c’est raté. En seconde position sur la liste FN à Hénin Beaumont ( Pas-de-Calais), Marine Le Pen n’a pas réussi à prendre la ville à la gauche. Sa liste arrive tout de même en seconde position avec 28% des voix dans la ville ouvrière. Bienvenue chez les Ch'tis
Jean-Marie Cavada : Passé Du MoDem à l’UMP pour augmenter ses chances de victoire dans le XIIe arrondissement de la capitale, Jean Marie Cavada a payé cher sa "trahison". Largement battu par la maire sortante Michèle Blumenthal, l"ancien centriste a entraîné dans sa chute la ministre de l’Économie et des Finances Christine Lagarde. A moins que ce ne soit l’inverse.
Fabienne Keller : Ses larmes après les résultats du premier tour n'ont rien changé. La maire sortante UMP Fabienne Keller a été battue avec seulement 41,6 % des voix contre 58,4 % pour Roland Ries. Une large défaite qui en fait un autre symbole fort de la conquète socialiste dans le pays.
Benoît SOILLY. Photos AFP (www.lepetitjournal.com) mardi 18 mars 2008
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