| Ecrit par Lisbonne,
le 17-03-2008 23:00
|
|
Le train du mois de la francophonie est à mi-chemin, mais il ralentit sa marche. Il est encore temps de le prendre et de donner à boire à nos esprits assoiffés de cinéma, musique, poésie, théâtre, littérature, science, expositions, conférences et gastronomie Le mois de la francophonie est parfaitement orchestré par des pays comme Andorre, la Belgique, le Canada, la France, le Luxembourg, le Maroc, la Roumanie, la Suisse, le Sénégal et la Tunisie. Ainsi nous pouvons savourer ce qui se fait de mieux au niveau de la culture francophone. Et comme vous allez vous en apercevoir, dans cette brève rétrospective, le choix est riche et varié. Depuis le début du mois nous avons entendu Des petites histoires de nègres, de Blaise Cendrars, racontées par des fils de blancs. Nathalie Joly a chanté Maria Tanase. Nous avons suivi le regard de Vlad Eftenie à travers les rues de Paris et Bucarest. Nous avons découvert et approfondi nos connaissances de la région de Banat en Roumanie, l'acteur Bela Lugosi et les rituels enracinés dans la région, à travers des documentaires qui nous ont permis de comprendre pourquoi le personnage de Dracula lui va comme un gant. Nous avons suivi, par l'intermédiaire de l'excellent documentaire de Pierre Yves Bourgeaud, les musiciens Youssou N'Dour et Moncef Cenoud à la recherche des racines africaines du jazz, en partant du Sénégal et en faisant route à travers Atlanta, New-Orleans, New York et le Luxembourg. Cette odyssée avait défini comme objectif la création d'un répertoire avec des musiciens d'exception, en créant un genre nouveau, au-delà des cultures et des personnalités de chacun, sur des discussions autour de l'esclavage et de la musique. De retour au Sénégal, Yousou N'Dour et Moncef Cenoud reçoivent ces musiciens venus à Gorée. Arrivés d'endroits différents, ils donnent à la musique créée une dimension nouvelle, différente de celle que l'on a l'habitude d'entendre. Le projet s'est concrétisé par le film Retour à Gorée Jazz Project.
Poésie et cinéma tout aussi présents Nous avons aussi vu les Slameurs Souleyman Diamanka et Jonh Banzaï qui, pendant trois jours, nous ont ensorcellés avec leur poésie de rue. Et que dire de la Brigade Poétique des élèves de l'Ecole Primaire du Lycée Charles Pierre, qui ont occupé les différents espaces de l'Institut Franco-Portugais ? D'abord tous ensemble, puis en petits groupes de 3, 4, 5 élèves. Ils se sont éparpillés dans tous les étages du bâtiment et nous ont récité leurs poésies, pour un moment fort durant lequel se sont joints Souileyman Diamanka et Jonh Banzai. Après les rires, la poésie s'est baladée en pleine liberté. Le café Filo ne pouvait pas rester indifférent, et les débats se sont suivis sur les thèmes "Les Différences" et "Réfugiés au Sud, Barrières au Nord", à l'occasion des rencontres avec Le Monde Diplomatique. Le film Mon frère se marie, du réalisateur suisse Stéphanne Bruon nous a offert un bon divertissement. On n'a pas oublié l'ecrivain e voyageur, également suisse, Nicolas Bouvier, qui nous a quitté voilà déjà dix ans. On a visionné le film Les portes tournantes de Francis Mankiewiz, qui nous a évoqué le quotidien imprégné de jazz de la pianiste Céleste Beaumont, réfugiée à New York, qui écrivait à son fils dont elle avait dû se séparer après avoir fui la Grande Guerre. Le mois de la francophonie n'est par terminé. Il se poursuit cette semaine avec différentes manifestations culturelles à l'Institut franco-portugais. M.G. Traduction et adaptation du bulletin d'informations de l'IFP (www.lepetitjournal.com - Lisbonne) mardi 18 mars 2008 Pour plus d'information : www.ifp-lisboa.com
|