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POLITIQUE - Après les élections, les alliances |
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dimanche 16 mars 2008 |
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Le jeu des alliances s’est rapidement mis en marche pour le PSOE, vainqueur des élections législatives. Et ce sont les partis nationalistes qui mènent la danse
Photo LPJ
Les élections de dimanche dernier ont une fois de plus renforcé le bipartidisme en Espagne: plusieurs députés supplémentaires pour les deux grands partis rendent la majorité absolue d’autant plus accessible au PSOE avec 169 sièges sur 350*. Les partis avec lesquels les socialistes avaient majoritairement coopéré lors de la dernière législature, Izquierda Unida (IU) et les Catalans Esquerra Republicana (ERC), ont obtenu des résultats décevants, contraignant même le leader d’IU, Gaspar Llamazares, à quitter la tête de son parti. Ces derniers étant trop faibles pour une alliance, Zapatero s'est tourné vers les Catalans de Convergència i Unió (CiU) et le Parti Nationaliste Basque (PNV) lors de sa première interview post-élective.
Zapatero flirte avec les nationalistes Avec ses 10 sièges, CiU est l’unique parti qui permettrait au PSOE d’accéder à la majorité absolue et une alliance fixe pourrait même être envisagée. Zapatero ne ferme cependant pas la porte aux nationalistes basques, avec qui une alliance serait possible à condition que ces derniers renoncent au référendum sur l’indépendance du pays basque, convoqué en octobre. Avec six députés, le PNV permettrait de compléter la coalition que le gouvernement s'est déjà assurée avec le parti nationaliste de Galice (BNG), détenteur de deux sièges. Le Président a néanmoins souhaité souligner qu’il était prêt à coopérer avec tous les partis et a d'ailleurs encouragé le PP à plus de collaboration, en particulier sur les sujets d’Etat comme le terrorisme et les réformes institutionnelles. Amélie STRAUB (www.lepetitjournal.com Madrid) lundi 17 mars 2008 * Majorité absolue : 175 sièges de 350 ** Le président du pays basque Ibarretxe avait convoqué un referendum sur le futur du pays basque. Cette action avait été condamnée par le Gouvernement. A lire à ce sujet : El Pais du 14 mars 2008 El Mundo du 10 mars 2008 |