| Ecrit par Benoit Soilly,
le 13-03-2008 23:00
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Des enjeux locaux bien sûr, mais également nationaux et au sein même des partis politiques, voici ce que réserve le second tour des élections municipales. Dimanche, les électeurs vont choisir plus que leur maire 
Les urnes vont parler dimanche (photo AFP)A partir de dimanche soir et toute la semaine prochaine, les analystes politiques vont décortiquer les résultats locaux et décrypter les tendances du second tour des Municipales. Les électeurs concernés par ce scrutin auront la lourde responsabilité de transformer l’essai marqué en première mi-temps par la gauche ou de permettre à la droite de revenir au score. Même si François Fillon voit "une démobilisation de son électorat", l’UMP espère bien redresser la barre et conserver des grandes villes symboliquement à droite comme Marseille ou Toulouse. Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale ou Christine Lagarde, ministre des Finances espèrent aussi sauver leur tête dans leurs municipalités respectives de Périgueux et du XIIe arrondissement de la capitale. En vue d’un hypothétique remaniement ministériel, une victoire personnelle ne serait pas de trop pour garder leur portefeuille. A gauche, la pression est moindre et différente. Si le PS parvient à prendre à la droite des grosses villes et à conserver Lille et Paris -ce qui semble dans ses cordes, le parti de la rose pourrait enfoncer un peu plus l'épine plantée dimanche dernier dans le pied de Nicolas Sarkozy. Sur le plan interne, le scrutin est également très important en vue de la prochaine élection du nouveau Premier secrétaire du parti. François Hollande a réussi sa sortie par la grande porte en étant vainqueur en Corrèze et réélu à Tulle. Ségolène Royal, Martine Aubry, Pierre Moscovici ou Julien Dray sont déjà positionnés dans la course à sa succession, sans compter Bertrand Delanoë ou Laurent Fabius toujours ambigus. Les résultats personnels des uns et des autres seront très observés ainsi que la présence médiatique de ceux qui ne sont pas candidats aux municipales comme Ségolène Royal. Quelle place pour le MoDem La question du positionnement par rapport au MoDem sera centrale dans les débats pour élire le numéro un du PS. Le parti centriste de François Bayrou a fait un score très faible sur le plan national mais assez important dans les grandes villes où il joue le rôle d’arbitre. Ces performances urbaines confèrent au parti orange une médiatisation paradoxale par rapport à ces résultats. Son positionnement tendancieux sur l’échiquier politique n’est pas moins étrange et posera des problèmes à François Bayrou par rapport à ses électeurs. Tout comme le MoDem, le Front National ne s’est pas implanté localement. Marine Le Pen aura du mal à prendre Hénin-Beaumont dans le Nord mais s’est placée en pole position dans la course à la succession de son père à la tête du parti. A l’inverse, l’extrême gauche a réussi à conserver des mairies même si elles sont peu nombreuses. A Aubagne, le candidat du parti communiste s’est même allié au MoDem pour prendre l’Hôtel de Ville. Le FN n’a lui fait aucune alliance avec la droite. Marine Le Pen a même appelé au boycott de l’UMP. L'échiquier politique est décidément bien fragile. Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) vendredi 14 mars 2008 En savoir plus : Le nouvel Observateur - Nicolas Sarkozy doit-il tenir compte des résultats? La Tribune - Municipales : La gauche espère transformer l'essai
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