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PORTRAIT - L'empire de Monsieur Zara |
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| Ecrit par BARCELONE,
le 31-10-2007 01:00
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Il est l’homme le plus riche
d’Espagne, la huitième fortune de
la planète et la troisième du continent
européen, derrière monsieur
Ikea, Ingvard Karprod et Bernard Arnault*. Son pécule
atteindrait 21,5
milliards d’euros**. Ce Crésus ibérique
n’est autre qu’Amancio Ortega
Gaona, fondateur de la marque Zara
L'Empire Zara (photo LPJ)
Né
le 28 mars 1936, quelques mois avant le début de la guerre
civile, dans
un petit village de la province léonaise, ce magnat du
prêt à porter
commence son parcours par la confection de blouses de travail,
en 1963,
aux côtés de sa première femme.
À 39 ans, il décide de changer de cap
et part à l’assaut de la mode féminine.
Avec ses économies, il ouvre
une première boutique dans le centre de La Corogne.
L’enseigne porte
quatre lettres : ZARA. Elles deviendront synonymes de
bénéfices et
d’expansion durant les trois décennies suivantes.
Le succès est tel
qu’après avoir conquis l’Espagne dans
les années 80, Zara ouvre une
boutique au Portugal en 1988, suivie de New York en 1989 et Paris en
1990.
La grande Zara
Aujourd’hui, Inditex,
la société créée en 1985
pour gérer le réseau Zara, est
présente dans
68 pays et compte 3.429 boutiques dans le monde. Cette
société
regroupe, outre la marque Zara, Pull
& Bear, Massimo Dutti, Bershka
ou encore Oysho. Ce qui en fait le premier groupe
de mode européen devant le suédois H&M.
Inditex atteindrait une valeur boursière de 31,2 millions
d’euros et
dégage fréquemment des dividendes
généreuses. Mais l’empire
d’Amancio
Ortega ne s’arrête pas au coton et à
l’élasthanne.
Dans l’ombre
L’homme
le plus discret d’Espagne, qui voue un véritable
culte à l’anonymat, a
tissé la toile d’un empire financier colossal. Il
est ainsi actionnaire
direct de la compagnie des eaux barcelonaise (AGBAR), d’une
banque
(Banco Pastor), d’une chaîne
d’hôtels (NH Hoteles) et de multiples
sociétés immobilières (Astroc, Gartler
et Partler). Mais son cheval de
Troie reste le groupe Ponte Gadea, qui lui permet de jauger ses
participations dans de multiples sociétés, via
deux SICAV contrôlées
par le groupe : Alazan et Keblar. Ainsi, l’argent investi est
fructifié
selon les humeurs du marché ; à
l’heure actuelle, il a des parts dans
deux autres banques (BBVA et Banco Santander), Telefónica,
ou encore
dans Ferrovial. Sans oublier les Bons du Trésor !
À la question : "À quoi peut
servir tant d’argent ?", Amancio Ortega
répondrait probablement : "à
en gagner toujours plus !". La première
à en profiter s’appelle Marta, sa fille de 23 ans,
qui devrait reprendre un jour les rênes de l’empire
paternel.
Arnaud BOULARAND. (www.lepetitjournal.com - Madrid) mercredi 31 octobre 2007
*Selon le classement 2007 du magazine
Forbes des plus grandes fortunes.
**Selon une enquête publiée par El País
le dimanche 21 octobre 2007 |
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