| Ecrit par Benoit Soilly,
le 12-03-2008 23:00
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Le maire sortant socialiste Bertrand Delanoë a tout connu dans la capitale, les réussites comme les échecs. Homosexuel affirmé et favori des élections municipales, il vole vers un nouveau mandat à Paris. Portrait 
Même s'il part favori, Bertrand Delanoë va garder un oeil attentif sur le second tour des élections municipales à Paris (photo AFP)Paris, un temps d’avance, c’est le slogan de la campagne de Bertrand Delanoë dans sa course à la mairie de Paris. Et de l’avance, il en a sur sa rivale Françoise de Panafieu. Au premier tour, il a récolté sur son nom 41,60 % des suffrages contre 27,92 % pour la chef de file de la droite. Une position si favorable que le maire sortant s’est permis de refuser une alliance avec le MoDem pour le second tour. A 57 ans, Bertrand Delanoë connaît tous les rouages de la politique parisienne. Pourtant, rien ne le prédestinait à devenir un titi parisien. Né à Tunis d’une famille originaire de Saint Pierre et Miquelon, il débarque en France, à l’adolescence, à Rodez dans l’Aveyron. Adhérant au PS en 1971, il est remarqué par François Mitterrand qui le fait monter à Paris. Élu en 1977 en compagnie de Lionel Jospin sur la liste de gauche aux élections municipales du XVIIIème arrondissement de la capitale, il devient ensuite député de Paris en 1981. Pendant toutes ces années, Bertrand Delanoë tâte le terrain, arpente les rues et apprend à connaître sa ville. En 1995, il se présente pour la première fois à la mairie de Paris. Il réalise un bon score mais le successeur de Jacques Chirac, Jean Tibéri est élu. Pas découragé, il remet ça en 2001 en sortant vainqueur de l’investiture socialiste. Il est finalement élu, bénéficiant de la division de la droite. Homosexuel affirmé Depuis son arrivée à l’Hôtel de Ville, le maire PS s’est attaché à régler les problèmes des Parisiens. Son principal cheval de bataille a été la circulation qu’il a réduit ainsi que la pollution, faisant d'une pierre deux coups. Bertrand Delanoë a aussi mieux réglementé l’attribution des logements sociaux, jouant la transparence après les scandales politico-financiers des années Chirac et Tibéri. Parrain de l’opération à succès Paris Plage, il a aussi encouragé la Paris Gay Pride, où il s’affiche régulièrement. Il a dévoilé son homosexualité en 1998, soit trois ans avant les élections municipales. Le 5 octobre 2002, il est agressé à l’arme blanche par un chômeur, n’aimant ni les hommes politiques ni les homosexuels, depuis interné en hôpital psychiatrique. Sa plus grosse défaite reste la perte des Jeux Olympiques de 2012 en faveur de Londres. Critiqué pour son autoritarisme et son arrogance, le maire de la capitale veut prouver dimanche qu’il a conservé un temps d’avance sur ses adversaires. Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) jeudi 13 mars 2008 En savoir plus : Le Parisien - Comment Delanoë a terrassé ses partenaires Le nouvel Observateur - La métamorphose de Bertrand Delanoë
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