| Ecrit par Florian Constant,
le 13-03-2008 00:00
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La richesse fascine bon nombre de Roumains au revenu modeste. Quant aux heureux élus, devenus millionnaires en quelques coups immobiliers (ou autres types de coups...), ils pourraient se faire plus discrets. Mais pour l'industrie du luxe, c'est une formidable aubaine
(Photo: tmctv)
Hier matin à l'hôtel Intercontinental de Bucarest, la société de consulting CCP Management présentait son dernier rapport sur l'industrie du luxe en Roumanie : une centaine de Roumains aurait des revenus annuels dépassant 100 millions d'euros, et 500 personnes plusieurs dizaines de millions. Suivent plus de 9.000 Roumains qui disposent d'au moins 100.000 euros sur leur compte en banque. Et parce que beaucoup de ces individus fortunés aiment montrer leur richesse, l'industrie du luxe est depuis plusieurs années en plein essor, à l'instar d'autres pays ex-communistes. Si l'on prend en compte les vêtements, les bijoux, les montres, la décoration et les voitures, cette industrie réaliserait environ 150 millions d'euros de chiffre d'affaires chaque année. Il n'y a qu'à jeter un oeil sur le parc automobile de Bucarest. En 2007, la marque italienne Maserati a vendu 29 coupés et berlines. Ferrari a de son côté vendu 10 voitures, parmi ses modèles les plus récents. Comptez un peu plus de 250.000 euros pour le petit joujou, hors taxe. Lamborghini, Ferrari, Rolls-Royce ou Bentley, de couleur vive de préférence, le piéton bucarestois les aura tous vus. On se croirait parfois à Londres, dans le quartier de Sloane Square, là où les "golden boys" multimillionnaires de la bourse s'affichent avec leur bolide. Le week-end, sur le parking des clubs branchés de la capitale, c'est un vrai défilé. Samedi dernier, à la discothèque du Fratelli, située dans le quartier du lac Tei, trois petites merveilles signées Ferrari -une rouge, une noire et une blanche- étaient garées côte à côte. La célèbre marque italienne compte d'ailleurs ouvrir un show-room à Bucarest en mai prochain. Luxe, complexe et voiture En décembre dernier, le géant mondial en matière de luxe, Hermés a confirmé son intérêt pour la Roumanie. Car la plupart des grandes marques sont désormais présentes. Même si le marché roumain reste assez volatile. Plombé par un loyer exorbitant, Escada (parfums et accessoires) a récemment été contraint de fermer boutique sur Calea Victoriei. Idem pour le magasin La Moda qui proposait les marques Gianfranco Ferré, Valentino et Luciano Soprani. C'est que la gente feminine roumaine, fortunée ou pas, aime faire son shopping dans un endroit bien précis : le mall. La compagnie immobiliaire South Pacific l'a d'ailleurs compris. Le 3 février dernier elle a organisé un référendum (le oui l'a largement emporté) sur la petite ville très résidentielle de Snagov, située près de Bucarest, afin de construire le Grand Prix One, un immense complexe unique en Europe de l'Est. Coût du projet : 300 millions d'euros. Environ 60.000 m2 seront dédiés au shopping, notamment de luxe. Ce complexe incluera aussi un circuit automobile qui accueillera des compétitions nationales et internationales. Bucarest, ville de tous les excès ? Florian Constant. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) jeudi 13 mars
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