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SOCIAL – Le nouveau casse-tête du gouvernement |
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mercredi 12 mars 2008 |
C'est un véritable bras de fer qui s'engage entre le gouvernement grec et les syndicats. En cause, la réforme de la sécurité sociale et donc des retraites, examinée depuis le 11 mars au Parlement
Déposé le jeudi 6 mars au Parlement par la ministre de l’emploi et de la sécurité sociale Fani Palli-Petralia, le projet de réforme de la sécurité sociale a immédiatement entraîné des réactions très vives des principaux syndicats de travailleurs, aussi bien du secteur public que du secteur privé. Un arrêt de travail général, s’accompagnant de manifestations au départ de Syntagma, est ainsi attendu aujourd’hui entre 12h et 15h. La Confédération générale des Travailleurs de Grèce a, par ailleurs, déposé un préavis de 24 heures le 19 mars qui sera la plus grosse journée d’actions à travers le pays. Les ingénieurs, les avocats et les huissiers de Justice seront également en grève les 12 et 13 mars, suivis par les employés de banque les 13 et 14 mars.
Les axes du projet Le gouvernement n’entend pas reculer sur ce projet de réforme. Principal argument du Premier ministre et de sa ministre de l’emploi et de la sécurité sociale, "si l’on ne fait rien, le système actuel nous mènera à une impasse d’ici à 15 ans". Allongement de la durée de cotisations, augmentation du temps de travail, régulation des départs anticipés à la retraite... les axes de réformes n’ont rien de bien différent de ceux auxquels réfléchissent la plupart des gouvernements européens – et notamment le gouvernement français – dans leur volonté de modifier leurs propres régimes de retraite. A noter cependant, et c’est une vraie spécificité grecque, que le régime de sécurité sociale compte ici près de 180 caisses différentes. Le projet de réforme projette de fusionner au moins 133 d’entre elles en 13 caisses. A savoir 6 caisses d’assurance principale, 5 caisses d’assurance auxiliaire et 2 instances chargées de la prévoyance. Autre innovation, la création d’un « capital de solidarité des générations » qui recevra chaque année 10% des privatisations, 4% de la TVA et 10% des ressources sociales et qui restera intact jusqu’en 2019.
Réactions politiques Les leaders des principaux partis d’opposition se sont unanimement déclarés hostiles à la réforme. Georges Papandréou, président du Parti Socialiste Grec (PASOK) demande au gouvernement de "retirer un projet de loi injuste et inique", la secrétaire générale du Parti Communiste Grec (KKE) Aléka Papariga a reproché au gouvernement de mentir et a estimé que "la réforme était au profit d’un petit nombre plutôt qu’à celui du plus grand nombre". Et pour le LAOS, parti d’extrême droite, c’est bien simple, il s’agirait "du pire projet de loi qu’un mauvais gouvernement aurait pu élaborer". Concernés par ces réformes, les citoyens devront s’armer de patience et continuer à vivre au rythme des coupures d’électricité, grèves dans les transports publics ou dans le collectage des ordures. Car, n’en doutons pas, la manifestation du 19 mars devrait sonner le début de la mobilisation. A.G. (www.lepetitjournal.com/athenes.html) mercredi 12 mars 2008
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