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ECO - Pas de baisse d'impôts pour l'instant |
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| Ecrit par Lisbonne,
le 11-03-2008 23:00
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Le Premier ministre portugais, José Socrates a annoncé lundi qu'il était encore trop tôt pour diminuer les impôts. Il souhaite avant tout faire une évaluation de l'impact qu'aura la crise financière en 2008
Au cours de la signature de deux contrats d'investissement avec la compagnie pétrolière portugaise Galp, dans les raffineries de Sines et de Matosinhos, Socrates a annoncé que "la plus grande satisfaction pour un Premier ministre et son gouvernement serait de descendre les impôts". Et d'ajouter : "ce gouvernement a demandé plus d'impôts aux Portugais quand cela était nécessaire (en 2005, Ndlr) pour consolider les finances publiques. Au cours des dernières années les efforts que nous avons demandés ont produit des effets positifs. Le Portugal a gagné la crise budgétaire." Malgré cela, le Premier ministre a dit qu'il était encore prématuré de parler d'une baisse d'impôts puisque, selon lui, le gouvernement ne dispose pas encore de tous les éléments. Le gouvernement n'a pas encore le résultat du déficit pour 2007. On sait à peine si ce pourcentage se situera en deçà des 3%. On ne connait pas non plus l'évolution de l'économie portugaise au cours du premier trimestre de cette année. Sans ces facteurs, il serait irresponsable de baisser les impôts selon le Premier ministre.
Se préparer à la crise financière Ajoutés à tous ces facteurs internes, José Socrates parle également des facteurs externes pour défendre sa stratégie de sécurité, soit la prudence face à une éventuelle décision de baisser les impôts. Et il justifie : "La crise financière qui a secoué les Etats-Unis a créé des incertitudes et diminué les espérances. Il est nécessaire de tenir compte de tout cela. Nous voulons prendre des mesures sûres, parce que nous ne voulons pas jeter à terre tout ce qui a été acquis par l'effort des Portugais dans les dernières années." Socrates ajoute que ces bons résultats préparent bien l'économie du pays pour faire face à la crise financière. Quand on sait que l'année prochaine il y aura des élections, un tel message laisse planer dans l'air un parfum de changement de discours... Peut-être avant même ces échéances. (www.lepetitjournal.com - Lisbonne) mercredi 12 mars 2008
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