| Ecrit par Benoit Soilly,
le 10-03-2008 23:00
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Arbitre du second tour dans plusieurs grosses villes, le MoDem, courtisé ou ignoré divise la gauche et la droite. Hier, son chef, François Bayrou, a refusé une alliance avec l'UMP 
François Bayrou et le Mouvement Démocrate n'ont jamais eu autant d'amis (photo AFP)L’opération séduction de l’entre-deux tours a commencé. Le orange est subitement devenu la couleur préférée de nombreux candidats de droite comme de gauche, en ballottage favorable ou non. La droite, en difficulté après un premier tour à l'avantage de la gauche, a hier fait les yeux doux au MoDem. Jean-Pierre Raffarin, Patrick Devedjian et même le Premier ministre François Fillon ont lancé un appel au parti de François Bayrou pour "une négociation globale" au second tour. Comme personne n’a rien sans rien, l’UMP a touché une corde sensible du chef centriste. En échange de ce partenariat global, le parti de la majorité soutiendrait François Bayrou, en difficulté à Pau face à la candidate socialiste. Hier soir, le leader centriste a refusé cette proposition dénonçant "une manoeuvre électorale". Au PS, l’heure n’est pas au regard aguicheur du côté du centre. Après un 1er tour où il est arrivé largement en tête, le maire sortant Bertrand Delanoë ne semble plus enclin à marier le rose et l’orange. Il n’a plus besoin des voix du MoDem pour gagner dans la capitale. "On ne peut pas construire une alliance avec quelqu'un qui n'en veut pas et qui a comme seul objectif de victoire la ville de Pau", a estimé pour sa part François Hollande. Le premier secrétaire du PS reste ouvert à une alliance, mais ville par ville. MoDem, sujet de discorde numéro un Cette intervention contredit celle de son ex-compagne, Ségolène Royal qui prônait "des alliances partout" avec le MoDem. La droite ne sort pas non plus indemne de son penchant sur sa gauche. Le Nouveau Centre, parti composé des anciens centristes de l’UDF, dénonce "la danse du ventre" de certains dirigeants de l‘UMP devant François Bayrou. Ces centristes avaient choisi de soutenir l’UMP et donc de ne pas prendre part à l’aventure du MoDem. Aujourd’hui, le parti du ministre de la Défense Hervé Morin se sent comme l’épouse d’un mari aux mains baladeuses. Le Mouvement Démocrate ne donnera pas de consigne générale pour dimanche prochain mais examinera la situation "ville par ville, candidat par candidat". A Marseille, le choix est dèjà fait. Le candidat centriste et celui du PS, Jean Noel Guérini, feront front commun face au maire sortant UMP Jean Claude Gaudin. Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) mardi 11 mars 2008 En savoir plus : TF1 - Elections Municipales : Bayrou dit non à l'UMP Le nouvel Observateur - Hollande ironise sur "l’appel au secours" de Devedjian au MoDem 20 minutes - Convoité par l'UMP, le Modem ne veut pas choisir son camp
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