| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 10-03-2008 23:00
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José Luiz Rodriguez Zapatero a remporté les élections législatives. Mais si sa victoire marque une progression du Parti socialiste ouvrier espagnol, elle est contrariée par l’avancée de l’opposition. Le Premier ministre doit envisager des alliances pour gouverner C’est victorieux que José Luiz Rodriguez Zapatero est apparu dimanche soir au siège du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), rue Ferraz à Madrid. Avec 169 sièges à la chambre basse espagnole, soit une progression de cinq sièges par rapport à 2004, le Premier ministre entend bien maintenir le cap de sa politique envers les femmes, les jeunes et les retraités, au cours de ce second mandat. (Voir les résultats en détails dans notre édition de Barcelone) Mais Mariano Rajoy, son tenace adversaire, a fait progresser le Parti populaire (PP) d’autant de sièges, portant le nombre de députés de l’opposition à 154. Zapatero peut donc être satisfait : sa politique d’ouverture envers les nationalistes, tant décriée par le PP, ne semble pas avoir été sanctionnée. Mais sans les 176 sièges nécessaires pour une majorité absolue, son mandat s’annonce comme une recherche constante d’alliances pour faire passer ses lois. PSOE recherche alliances Les alliances sont plus que jamais à l’ordre du jour pour le PSOE, tant le PP mène depuis quatre ans une politique systématique d’opposition, sur tous les sujets : négociations avec l’ETA, autonomie des régions… Zapatero ne va pas pouvoir compter sur ses soutiens habituels. Les ex-communistes d'Izquierda unida ont perdu leur groupe parlementaire faute d’un nombre de voix suffisant, et les indépendantistes catalans d'Esquerra republicana passent de huit à trois députés. Mathématiquement, les socialistes vont sans doute s’appuyer sur les nationalistes catalans de Convergencia i Unio (CiU), qui ont obtenu 11 députés, contre 10 auparavant. Cependant, l’entente ne s’annonce pas des plus cordiales. Le nouveau statut d'autonomie élargie pour la Catalogne avait provoqué d’âpres négociations entre Zapatero et le CiU. Les nationalistes de la CiU se verraient bien demander comme condition à leur appui l’application totale du statut catalan adopté en 2006. La balle est en tout cas dans le camp de Zapatero. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mardi 11 mars 2008 En savoir plus Le Monde - En Espagne, les socialistes remportent une courte victoire Courrier International - Espagne : Zapatero gagne, le bipartisme aussi Le Point - Les socialistes espagnols veulent relancer l'économie
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