| Ecrit par Thierry Clément,
le 09-03-2008 23:00
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Le premier tour des élections municipales hier a marqué une poussée attendue de la gauche. La droite peut toutefois limiter les dégâts si elle gère au mieux les nombreux ballotages à trois prévus dimanche prochain La victoire de Gérard Collomb (PS) réélu dès le premier tour à Lyon est le symbole du renouveau de la gauche lors du premier tour des Municipales (photo AFP)
Le premier tour des élections municipales hier a marqué le retour en force de la gauche, sans constater non plus un effondrement de la droite. De fait, ce sont de nombreux ballotages à trois qui se disputeront dimanche prochain lors du deuxième tour. Une forte participation.- Les Français avaient redécouvert le goût de la politique en 2007. Hier, ils ont encore été très nombreux à se déplacer aux urnes. Il est vrai que les municipales mobilisent généralement fortement. Pour ce premier tour, le taux de participation se situe environ à 68%, soit davantage qu’en 2001, record historiquement bas avec 65% au second tour. La participation aux élections cantonales est nettement plus faible (55%). La gauche pousse.- La gauche a effectué hier une poussée attendue. Les partis de gauche et les Verts ont recueilli environ 47,5% des voix et sont en bonne position en vue du second tour dans nombre de grandes villes, dont Paris avec Bertrand Delanoë. Gérard Collomb a lui été réélu au premier tour à Lyon, et Valérie Fourneyron a conquis Rouen. Le scrutin marque sans surprise la défiance d’une partie des Français envers le gouvernement actuel, traduite par la forte chute de popularité du Président Sarkozy. La politique d’ouverture pratiquée au niveau national par le chef de l’Etat n’a pas affaibli la gauche sur le plan local. Le premier tour conforte ainsi le fort enracinement communal de la gauche notamment dans les grandes villes. C’est un socle sur lequel le PS pourra se reconstruire, mais il faudra pour cela confirmer au second tour. La droite résiste.- Dix mois après son triomphe à la Présidentielle et aux Législatives, la droite enregistre un net recul. Toutefois, avec 40% des voix environ, il ne s’agit pas du cataclysme redouté par certains à l’UMP sur la base de l’impopularité actuelle du chef de l’État. Plusieurs ministres (Eric Woerth, Dominique Bussereau, Michèle Alliot-Marie, Eric Besson, André Santini, Hervé Morin) ont même passé l’écueil sans dommages. Et, si Jean-Claude Gaudin est en ballotage à Marseille, Alain Juppé a été réélu au premier tour à Bordeaux. Règle de trois.- Avec 4,5% des voix environ, le Modem ne confirme pas sa percée de la dernière Présidentielle. Mais, ses voix compteront cher dans de nombreux ballotages à trois. François Bayrou lui-même devra disputer une triangulaire à Pau. Le PS a appelé hier à un rapprochement avec le Modem, mais son leader n’a donné aucune consigne de vote. Le Front National perd encore de son influence (2%) et ne servira pas d’arbitre. Thierry CLÉMENT. (www.lepetitjournal.com) lundi 10 mars 2008 Lire aussi Tous les résultats vile par ville Le dossier du Figaro Le dossier du Monde Le dossier du NouvelObs
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