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REFERENDUM - C'est non aux réformes ! |
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| Ecrit par BUDAPEST,
le 10-03-2008 00:00
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La dernière bataille dans la guerre sans fin que se livrent le gouvernement libéral socialiste et l'opposition de droite, depuis l'automne 2006, vient d'être gagnée par cette dernière menée par le Fidesz de Viktor Orban
Un des trois bulletins de vote (Photo www.valasztas.hu) La population invitée hier par l'opposition à se rendre aux urnes pour donner son avis sur les réformes de santé et universitaires mises en place l'année dernière a exprimé son désaccord. Les électeurs de droite se sont largement rendus dans les bureaux de vote contrairement à ceux de gauche mal à l'aise depuis un an et demi. Nombreuses aussi furent les personnes âgées concernées par les réformes de santé qui se sont déplacées. En province, où les principales régions sont à droite, la participation a été importante. En revanche à Budapest, la différence entre les oui et les non fut moins importante que dans le reste du pays. Obligé de plier C'est la première fois que la participation à un referendum dépasse les 50%, - on se souvient que celui sur les minorités n'avait pas réussi à susciter le même intérêt - légitimant ainsi les résultats et obligeant le Premier ministre Ferenc Gyurcsany à prendre les résultats en considération. Depuis 1989, il semblerait que les Hongrois ne se soient jamais autant déplacés pour donner leur avis. Il s'agit clairement d'un désaveu politique, accentuant les divisions au sein même de la coalition gouvernementale et confirmant les sondages catastrophiques de la cote de popularité du chef du gouvernement. Dès les résultats connus, prévoyant sans doute son échec, le chef du gouvernement a déclaré que les réformes concernées par le vote seraient annulées "même si d'ailleurs il ne savait pas encore où trouver l'argent pour remplir les caisses de la Sécurité sociale" a-t-il encore précisé. Ces réformes économiques et sociales sont certainement nécessaires, mais il est manifeste qu'elles sont présentées et mises en place de telle façon - manque de communication et de concertation entre autres - qu'elles ne passent pas auprès de l'opinion publique qui a vu l'année dernière son pouvoir d'achat baisser nettement. Cécile Vrain (www.lepetitjournal.com - Budapest) lundi 10 mars 2008
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