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ECO - La Hongrie perd du terrain |
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| Ecrit par Peter Praczki ,
le 11-03-2008 00:00
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Selon le rapport du Centre de Réformes Européens (Center for European Reforms - CER) la Hongrie se trouve actuellement en 22e position parmi les 27 pays de l'Union européenne en matière de développement économique
Les électeurs hongrois ont dit non aux réformes gouvernementales ( photo LPJ)
Le rapport du CER -institut ayant vocation à suivre la réalisation des objectifs communautaires de Lisbonne, publie une étude selon laquelle, depuis 2000, l'emploi a bien peu évolué en Hongrie, le taux de natalité est en chute libre, la Hongrie perd l'équivalent d'une ville de 25.000 habitants chaque année, et le bas niveau général de la productivité économique fait obstacle aux investissements étrangers (FDI). La Hongrie a parcouru un long chemin pour en arriver à ce stade. Hier encore elle était l'une des meilleures élèves de l'économie de marché, en 1990, et aujourd'hui la Slovaquie la devance dans presque tous les indicateurs macro-économiques. Ce pays a enregistré par exemple une croissance économique de 8% en 2007 contre 1,4% en Hongrie. La Roumanie et la Bulgarie pourront aussi introduire l'euro avant la Hongrie, dont la dette publique représente actuellement plus de 70% de son PIB. Quand l'économie et le politique s'opposent… La Hongrie est divisée aujourd'hui après une longue période de privatisation controversée entre conservateurs et socialistes. Ces deux camps politiques s'attaquent mutuellement sans ménagement, ce qui a pour effet un champ de bataille politique à l'échelon national allant de pair avec une perte de crédibilité aiguë des deux partis. Le gouvernement socialiste sous la direction du Premier ministre Ferenc Gyurcsány (MSZP) souhaite faire passer ses réformes socio-économiques, que la droite dirigée par l'ancien Premier ministre Viktor Orbán (Fidesz) essaie de faire échouer par tous les moyens. C'est à l'initiative du Fidesz que la population a été priée de se rendre aux urnes le 9 mars pour répondre à trois questions touchant l'éducation nationale et la santé publique. Ce qui est sûr et certain, c'est que ce referendum national coûtera très cher, 4,5 milliards de HUF soit quelque 17,3 millions d'EUR, aux contribuables hongrois, sans pour autant apporter de solutions adéquates au déficit de financement des domaines concernés. Il n'est pas difficile de prévoir qu'aucune des deux parties en présence ne sortira vraiment victorieuse de cette élection et le pays s'enfoncera encore davantage dans une guerre sans merci des partis politiques, dont la population devra payer les frais. Peter Praczki (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 11 mars 2008
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