Hier un euro valait 6200 Riels (=) et 1,54US Dollar (=) Vous êtes 3.643 abonnés au Royaume du Cambodge et 136.625 dans le monde, okunh ! Orageux (28/25Co)
En face de la Poste Centrale de Phnom Penh, difficile de rater le Van’s. Ce restaurant, servant une cuisine française de qualité, est en passe de devenir une institution dans la capitale.
La salle à manger spacieuse et lumineuse est prolongée par une terrasse avec vue sur la place.
Venu pour déjeuner ou dîner, vous serez d’abord séduit par cette luxueuse villa coloniale, ocre et blanche, bâtie au début du siècle dernier. Une fois passée la petite allée qui vous amène sous le porche d’entrée, un coup d’oeil à droite sur les trois imposantes portes blindées venues de France, témoignage du passé puisque le bâtiment abrita à ses débuts la succursale de la Banque d’Indochine au Cambodge. Empruntez ensuite l’escalier en bois pour accéder au premier étage à la salle à manger de 80 couverts.
Le bar se trouve à votre gauche et face à vous, les tables harmonieusement distribuées préservent l’intimité de chacun. De plus, le Van’s comporte deux salons privés de 7 à 16 couverts et une terrasse extérieure, à partir de laquelle le regard embrasse toute la place et les environs. Autant d’atouts qui en font un endroit idéal pour les rendez-vous d’affaires. Mais pas seulement. Car le lieu est avant tout chaleureux et accueillant à l’image de Porleng Van, qui le dirige. Fille d’un industriel cambodgien qui avait racheté ce bâtiment dans les années 60 pour en faire à la fois sa résidence privée et ses bureaux, elle s’est chargée de la décoration , après que sa famille a repris les locaux, occupés depuis 1980 par la Banque Rurale du Cambodge. Résultat, 80 % de la structure initiale a été conservée pour en garder l’originalité. Ce qui vous laisse le loisir d’admirer les boiseries sur les murs, les vitraux aux fenêtres, ainsi que les mosaïques du sol et les moulures d’époque. Les clients les plus observateurs noteront l’absence de climatisation et de ventilateurs. En effet l’air circule à l’intérieur de la salle dotée d’une belle hauteur sous plafond, grâce à de larges portes-fenêtres positionnées à des endroits stratégiques. Un autre héritage de cette bâtisse conçue au temps où l’architecture était faite pour traverser le temps.
Outre son magnifique écrin, le Van’s est avant tout un restaurant. L’animation en cuisine et la carte sont le fruit du travail d’Henri Fleck, que Porleng Van est allée chercher dans le sud de la France. Après divers séjours en Afrique et à Madagascar, ce chef franco-allemand, est venu poser pour la première fois ses casseroles et ses poêles en Asie. Au menu, de la gastronomie française, avec en têtes d’affiche les incontournables côtes de veau, escargots, foie gras en terrine ou encore blanquette de veau. Plus surprenants, pour ceux qui désirent s’aventurer hors des sentiers battus, la choucroute de la mer et l’entrecôte poivre et café. Et en dessert, difficile de passer à côté du soufflé au Grand Marnier ou des crêpes Suzette. Le midi, un menu à 15 dollars est proposé, comprenant entrée et plat ou plat et dessert, avec boisson et café. Idéal pour venir découvrir le reste de la carte. Comme tout restaurant de cette catégorie, le Van’s possède une cave à vins que l’on peut admirer derrière ses portes vitrées. La plupart sont des vins français et australiens, répartis au sein de trois cartes, “Prestige”, “Affaires” et “Voyage”. Difficile de ne pas succomber à la beauté feutrée de ce restaurant où l’on mange en écoutant de la musique classique, loin du tumulte de l’extérieur. Les tons de la pièce participent à faire naître cette ambiance raffinée où se mêlent l’ocre et le crème des murs agrémentés de tableaux de style naïf et réaliste, au blanc du plafond et au bordeaux des chaises. Comble de la coquetterie, les couverts sont gravés du nom du restaurant. Et pour terminer un bon repas rien de mieux qu’un bon cigare et un verre de cognac, à prendre sur la terrasse tout en haut du restaurant, où souffle une délicate brise.
Loin des établissement à la mode, le Van’s, qui a ouvert ses portes en décembre dernier, est là pour durer. Venir déjeuner ou dîner au Van’s est un peu comme remonter dans le temps, et déguster pendant un moment un peu de l’histoire du Cambodge. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) Vendredi 28 mars 2008
Du bon et du moins bon: - Le lieu est magnifique - La nourriture est bonne (le carpaccio de boeuf est un des meilleurs de la scène Phnompenhoise) Mais... - Le vin reste cher - Les luminaires ne sont pas très bien adaptés au cadre - Les uniformes des staffs fait un peu "cheap" .. En tout cas une bonne adresse dans l'ensemble, on mange de mieux en mieux à Phnom Penh!