| Ecrit par Valéry Lefort,
le 07-03-2008 00:00
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Trois "bleusailles" de plus, des choix étonnants pour encore neuf changements en vu du match contre l'Italie, le turn-over incessant de Lièvremont commence à donner le tournis à certains. Ces critiques commencent à irriter le sélectionneur du XV de France Quel nouveau joueur Marc Lièvremont va-t-il sortir de son chapeau ? (photo AFP)
La France voulait du changement, elle a été servi ! Alors que Laporte se contentait de piocher parmi les quatre meilleures équipes françaises, Lièvremont n’en finit plus de dénicher des talents dans tous les villages de France ou presque… Aujourd’hui, même Auch, bon dernier du Top 14, est capé avec le pilier néophyte Barcella (24 ans) que Toulouse avait récusé au terme de sa formation. Et il en va ainsi de tous les clubs de l’élite, hormis Brive ou Bayonne qui seront sans doute servis lors de la tournée en Australie cet été. Des choix qui passent mal auprès de certains poids lourds de l’ovalie. Ils reprochent au nouveau staff de galvauder un peu vite le Tournoi, l’étendard sacré du rugby dans l’hémisphère nord. Faire des essais, c’est bien, logique aussi, mais affronter l’Angleterre sans buteur ni mêlée de haut niveau, c’était carrément suicidaire. Et la France a payé la facture… "On galvaude le maillot bleu, une sélection reste la récompense du travail, elle se mérite. Si à chaque fois qu’un joueur fait une percée de 50 mètres on le sélectionne, on n’est pas prêt d’avoir de la stabilité", fulmine l’ancien ouvreur Alain Penaud. Fabien Galthié parle aussi de "maladresses". Serge Simon, lui, estime que "le staff se trompe en se livrant à une revue d’effectif permanente". Quant au très cathodique Vincent Moscato, il dit tout de go que "pour ce match contre l’Italie, on est tombé dans l’excés". Lièvremont irrité Car pour recevoir les Transalpins dimanche, au Stade de France, Lièvremont a effectivement sacrément innové avec trois nouveaux sélectionnés (Barcella, Diarra et David), plus Guirado et Tomas qui devraient entrer en cours de partie. Il faut donc espérer que l’Italie soit vite débordée… Ce qui portera le total à treize nouveaux internationaux depuis un mois ! Symbole de cet excessif renouveau, la troisième ligne de "pioupioux", qui cumule cinq sélections… Une preuve de plus que le Tournoi est un laboratoire. Pourtant, le sélectionneur refuse ce terme, s’énerve et s’insurge. Derrière, Lièvremont a opté pour davantage d’expérience avec le triangle d’attaque de Clermont, composé de Floch en quinze et le duo Rougerie-Malzieu aux ailes. Mais les coups de semonce ont visiblement porté leurs fruits. Car Lièvremont a fini par lâcher, agacé : "On ne va pas essayer cent joueurs ! Mais on finit par être déstabilisé par l’incompréhension que suscitent nos annonces. Du coup, contre les Gallois, il n'y aura pas de nouveaux capés". Parions également que les hautes instances du rugby français n’ont que modérément apprécié le remake raté face aux Anglais, quatre mois après la demi-finale de coupe du monde… Valéry LEFORT. (www.lepetitjournal.com) vendredi 7 mars 2008 Le XV de France : Floch (Clermont), Rougerie (Clermont), Jauzion (Toulouse), David (Bourgoin), Malzieu (Clermont) ; Trinh-Duc (Montpellier), Yachvili (Biarritz) ; Ouedraogo (Montpellier), Picamoles (Montpellier), Diarra (Montauban) ; Thion (Biarritz), Nallet (Castres) ; Mas (Perpignan), Szarewski (Paris), Barcella (Auch).
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