| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 06-03-2008 23:00
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Page 1 sur 2 Tout le monde en a conscience : les élections municipales, avec le premier tour dimanche, n’ont jamais été aussi auréolées d’un tel enjeu national. La majorité craint le vote sanction contre Sarkozy, l’opposition voit là l’occasion de se relancer
Premier tour dimanche, second tour le 16 mars (photo AFP)
Mardi, François Fillon lançait depuis Lyon un appel à la mobilisation aux électeurs de droite. Le Premier ministre aurait-il senti lui aussi qu’il y a le feu dans la maison UMP ? La droite commence en tout cas à craindre une défaite quasi annoncée depuis quelques semaines par les sondages et, surtout, par la mauvaise conjoncture économique. Fidèle à lui-même, Nicolas Sarkozy s’est investi dans le débat dès le début, donnant ainsi une résonance toute nationale à une campagne d’ordinaire locale. Sentant son erreur, il s’est presque aussitôt effacé, mais les municipales ne se sont plus jamais départies du ton qu’il leur avait donné. Pouvoir d’achat au plus bas, moral des ménages dans les chaussettes, inflation à 2,8% sur un an, ces élections pourraient bien donner lieu à un vote sanction envers le gouvernement, comme en 1983 contre la gauche ou en 1977 contre la droite. Mobilisation De fait, la gauche appelle ses électeurs à se déplacer aux urnes, pas par crainte d’une défaite elle, mais par peur de l’abstention au vu de cette victoire trop proclamée dans les médias. C’est dans les grandes villes que les déboires du gouvernement profitent le plus à la gauche qui devrait conserver Paris, Lyon, Lille et Rennes, et pourrait bien s’emparer de Toulouse, Strasbourg, Rouen ou même Marseille. Pour les autres, il s’agit plutôt de survivre. Bayrou doit impérativement gagner à Pau, ses terres natales, s’il veut conserver sa crédibilité en tant que 3ème voix. Mais soutenant UMP ou PS selon les villes, le MoDem peine à dégager une ligne claire et est cantonné au rôle d’arbitre. Le Pen lui pense argent. Depuis sa déroute à l’élection présidentielle, le vieux chef du FN n’a pu que constater le vide dans les caisses de son parti. Il appelait donc mercredi, sur France 2, ses électeurs à se mobiliser en masse dimanche dès le premier tour. La campagne des candidats ne sera remboursée que s’ils obtiennent au moins 5% au premier tour. Il n’y a guère que les Verts et l’extrême gauche qui en sont restés à l’enjeu de base : peser à l’échelon local. Mais peuvent-ils se permettre plus ? Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) vendredi 7 mars 2008 - Le PS voit plus loin Le PS aimerait bien se refaire une santé à l’occasion de cette échéance. La défiance règne entre les gros bras du parti depuis la défaite de Royal et les candidats sont nombreux à la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire. Une écrasante victoire serait donc de bon ton pour fédérer les troupes. Pour Bertrand Delanoë, sa victoire annoncée à Paris pourrait le conforter dans son rôle de principal concurrent de Ségolène Royal pour briguer cette place, que convoitent aussi les Arnaud Montebourg, Manuel Valls et Pierre Moscovici. Il obtiendrait ainsi un excellent tremplin pour les présidentielles de 2012, comme Chirac en son temps. (LPJ - 07/03/08) En savoir plus 20 Minutes - Quels enjeux pour les partis politiques ? La Tribune - Municipales, quels enjeux financiers ? L’Express - La droite craint de voir rose aux élections municipales
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