| Ecrit par BUDAPEST,
le 07-03-2008 00:00
|
|
Attila Bardóczy se produit en Hongrie mais aussi en France, où en 1996 il décroche le prix du meilleur interprète étranger lors de " Vive la reprise " au Centre de la Chanson française. Il donnera le 17 mars prochain un concert exceptionnel au Benczúr Ház pour les 30 ans de la disparition de Brel
Un artiste francophone (photo Agnès Fontaine)
C'est en Algérie qu'Attila a découvert la chanson, sa famille s'y étant installée pour quelques années avant un retour en Hongrie via la France. C'est alors un garçon de dix ans, distrait, assis devant une radio, qui entend Piaf et entre dans l'univers de la chanson française. Suspendu pour la première fois à cette voix si particulière, il raconte que cette expérience fut un choc important, sans en prendre encore toute la mesure. Un étonnement plus qu'une révélation, détail nécessaire qui accompagne plus qu'il n'oblige. Attila a conservé cela : ne pas tirer de conclusions hâtives, ne pas s'entendre se disputer entre le plaisir et le travail. Il a semble-t-il compris très jeune ce qu'était pour lui la chanson. Il en parle simplement, ouvertement mais avec des mots choisis : "je ne suis pas musicien, j'entends, je reproduis, je m'adapte autant que j'adapte, je commence par fredonner, c'est comme cela que je chante une chanson".
Chanteur, comédien, acteur… Depuis une dizaine d'années, en parallèle avec son métier de comédien et d'acteur, de chanteur d'opérette et de comédies musicales, il a multiplié les concerts et publié nombre de CD. N'oubliant ni Piaf ni sa langue maternelle, il sort un CD en 2006 avec la grande artiste hongroise Erzsébet Kutvölgyi. Accompagné par Orosz Zoltan à l'accordéon (Párizs ege alatt, CD sorti en 2002), et régulièrement par d'autres instrumentistes (guitare, piano, percussions…), le timbre de la voix d'Attila est d'une présence imposante qui se love dans une fine et juste interprétation. D'Amsterdam de Brel à Aimer à perdre la raison de Ferrat, du Je suis malade de Lama à Quand un soldat interprété notamment par Montand, il reprend les grandes chansons françaises des années 1940 à 70, voyant en elles des mélodies et des textes qui résonneront longtemps encore dans les cœurs français comme dans les cœurs hongrois. En attendant le prochain concert, le prochain CD, on pourra l'écouter dans le CD Chanson Classique, petit bijou qui remet au rang d'activité nécessaire le superflu d'un air fredonné, de quelques vers ou quelques mesures, quelle que soit la langue. F. Fontaine (www.lepetitjournal.com - Budapest) vendredi 7 mars 2008 Le prochain concert : "Párizs ege alatt" Le 17 mars à 19 heures Au Benczúr Ház - 1068 Budapest, Benczúr u. 27. Le site d'Attila Bardóczy où l'on peut l'écouter, suivre son parcours, lui écrire ... : http://www.bardoczyattila.hu/ Le site de Zoltan Orosz, l'accordéoniste, où l'on peut voir des vidéos et entendre Il pleut sur Bruxelles et Vesoul de Brel : http://www.harmonika.hu/
|